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  • Publié le : 9 avril 2011
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M1 Sciences de l’éducation

DEVOIR 2 DE METHODOLOGIE
Fiche de Lecture : La ségrégation ethnique au collège et ses conséquences.

Cet article intitulé « La ségrégation ethnique au collège et ses conséquences » a été écrit par Georges Felouzis en 2003, et a été publié dans la Revue Française de Sociologie, n°44-3.
Georges Felouzis est professeur de sociologie des politiques éducatives. Sesthèmes de recherche et ses publications s’organisent autour de trois grandes thématiques :
-l’évaluation des politiques éducatives,
-la ségrégation ethnique à l’école et ses conséquences sur les inégalités scolaires,
-les parcours étudiants dans les universités.
Après sa thèse de sociologie soutenue en 1990, il est nommé en 1991 Maitre de Conférence en sociologie à l’université de Bordeauxpuis, Professeur en 1998.Il a été nommé à l’université de Genève en 2008.

Le contexte dans lequel cette recherche est née est un contexte où on est face à la constatation selon laquelle les familles ne cherchent pas dans un établissement que l’efficacité scolaire, mais surtout elles ont une volonté d’éviter des collèges perçus comme des « ghettos » du point de vue social, mais aussi du point devue ethnique. Or, du point de vue de la Recherche et des données «  officielles » sur l’école la question ethnique n’avait pas été traitée jusque-là.
Aussi, on peut dire que la recherche se pose dans un contexte où, puisqu’il y a aujourd’hui démocratisation de l’enseignement par l’accès à tous au collège, on se demande quelles en sont les conséquences.
C’est pourquoi Georges Felouzis a décidé defaire le point sur l’état de la ségrégation ethnique à l’école et d’en démêler les causes et les conséquences scolaires.
La question de recherche est de savoir si la répartition des élèves dans les collèges est équitable selon des caractéristiques différentes. Or, il y a certaines caractéristiques faciles à mesurer telles que l’origine sociale, le sexe, le niveau scolaire…mais apparait unecaractéristique que Felouzis nomme « variable ethnique » qui n’est pas facilement mesurable et qui pourtant est devenue une catégorie à part entière de la perception de l’école et des établissements, mais qui n’est pas analysée de la sorte car elle ne relève pas de la citoyenneté, ni des catégories statistiques disponibles.
L’hypothèse soulevée par la recherche est que la variable ethnique est trèsimportante parmi les caractéristiques qui définissent les élèves au niveau de la ségrégation et a des conséquences. Il y a aussi, l’hypothése de l’existence d’une inégale répartition des individus en fonction d’un critère ou d’une caractéristique, telle que justement la variable ethnique.
La démarche scientifique de Felouzis est la suivante : Après avoir justifié que la caractéristique « appartenanceethnique » prend tout son sens dans une société démocratique, il va tenter de donner une mesure statistique à cette caractéristique autre que qualitative. Il va choisir pour cela de construire un indicateur fondé sur une classification des prénoms des élèves de l’académie de Bordeaux.
Au niveau de la méthode employée il s’agit d’une méthode quantitative.
La recherche a été financée par le FASet le PUSA et en collaboration avec Joëlle Perroton et François Liot.
Les données qui ont servi de base à ce travail sont issus du fichier « scolarité » de l’académie de Bordeaux. Le fichier analysé ici concerne les élèves inscrits au collège dans l’académie de Bordeaux pour l’année scolaire 2000-2001.Cela représente plus de 144 000 élèves répartis dans 333 établissements publics et privés dansles 5 départements de l’académie. La réflexion est fondée sur la distinction entre élèves « allochtones » et « autochtones » à partir d’une classification des prénoms des élèves.
En conclusion de sa recherche Felouzis va faire apparaitre qu’il y a une inégale répartition des élèves dans les établissements, alors que certaines écoles scolarisent presque un enfant allochtone sur deux, d’autres...
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