Fiche lecture surveiller et punir

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1421 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 17 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
FICHE DE LECTURE

L’auteur débute cet ouvrage par un constat, celui de la disparition des supplices.

Page 15 : l’auteur nous enseigne que peu à peu la sanction à cessé d’être une scène visible de tous et que cette dernière est peu à peu marquer d’un saut négatif.

⇨ Disparitions des supplices et cérémonies punitives

Page 24 à 29 : Il expose l’évolution des sanctions passant duchâtiment à la privation de liberté, le passage de la souffrance corporel à la souffrance morale, infligée à l’âme.

⇨ Naissance du pouvoir disciplinaire et des institutions disciplinaire, prison.

Il revient sur les 3 conditions vraie pour fonder un jugement, connaissance de l’infraction, du responsable et de la loi, et développe l’évolution du jugement pénal prenant en compte l’état morale etpsychologique de l’auteur au moment des faits.

⇨ Insertion dans le jugement d’experts et de justices parallèles (psy, educs, médecin etc.)

La sentence n’est plus un jugement de culpabilité, elle devient une appréciation de la normalité.

⇨ Pouvoir de juger transféré à d’autres instances

⇨ Disculpe le juge d’être le seul à châtier

Page 75 et 76 : F. précise le rôle qu’oneu les agitations populaires dans le remaniement des peines et des châtiments.

⇨ Interpellation des gens mieux placés ayant relayé leurs convictions

⇨ Entretien d’un climat d’insécurité contre le pouvoir en place

⇨ Solidarité de la population avec les petits délinquants trop durement condamnés

Or, le but inavoué de la répression pénale et policière était de dissoudre cettesolidarité, à contrario elle l’a renforcé. (Mise en exergue de la petite délinquance par le peuple)

Page 91 et 92 : Foucault nous enseigne que l’exercice plus méticuleux de la justice rend la délinquance plus visible qu’auparavant et prend des allures de justice de classes.

La dérive d’une criminalité de sang vers une criminalité de fraude est du à un mécanisme complexe (hausse productivité,valorisation de la propriété, hausse des méthodes de surveillance etc.) Le travail devient la valeur première d’une société en pleine évolution, du coup nécessaire de surveiller ses richesses et les individus dans le but d’augmenter la productivité.

Page 268 et 269 : F. fait le constat du système carcérale de son époque, (fin 20ème s.) et qualifie la prison de dangereuse et inutile. L’évidencede son existence repose pour lui sur deux formes :

⇨ Privation de liberté, perçue comme châtiment égalitaire car identique pour tous, permet de quantifier la peine dans le temps et d’établir équivalences délits-durée.

⇨ Son rôle supposé de transformer les individus, accepté car accentue mécanismes du corps social. Prison = caserne stricte, école sans indulgence

Ces 2 fondementsont fait apparaitre la prison comme la sanction la plus juste et la plus civilisée.

Page 274 à 360 : F. développe son analyse de la prison autour de trois principes qui semblent être pour lui le reflet de la société industrielle :

⇨ Principe politico-moral de l’isolement : isolement du détenu par rapport au monde extérieur, isolement des détenus les uns avec les autres. La peine est alorsindividuelle et individualisante. L’isolement permet de contrôler l’individu, de le soumettre au pouvoir, et est censé éviter la création d’une société solidaire en ses murs.

⇨ Principe économique du travail : Il est un outil de régulation et de transformation carcérale des individus, en les soumettant aux règles de ce dernier « en occupant le détenu on lui donne des habitudes d’ordre etd’obéissance […] transforme le détenu violent, agité, irréfléchi en une pièce qui joue son rôle avec une parfaite régularité […] mécanisé selon les normes générales d’une société industrielle » p281

⇨ Principe technico-médical : celle-ci est variable en fonction des circonstances et du travail à fournir sur le détenu pour le mener vers la « normalité ». Cette modulation de la peine est...
tracking img