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  • Publié le : 6 juin 2011
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L’intimité et la relation soignant-soigné est décrit par des articles de la revue Soins n°652 de février 1999. Il s’introduit par un article de Bernadette Fabrégas, une journaliste. Puis l’article « Accepter l’intimité…»  par Laurence Vérani, infirmière à l’hôpital Saint Antoine à Paris et également membre de l’association Arches, nous est présenté dans ce dossier. Il y a également le témoignaged’une étudiante infirmière de l’Ifsi de Nantes, Sandrine Thibaudeau, intitulé « L’intimité sans intimité». Et pour finir de nouveau un article « La juste distance» de Catherine Rioult, psychologue clinicienne, formatrice à Paris.
Les éléments qui vont suivre sont la synthèse de ce dossier.

I- L’intimité

L’intimité est ce qu’il y a d’intérieur. Les soins sont au cœur de l’intimité, c’estle quotidien de l’hôpital.
Il faut donc bien distinguer le secret professionnel et le secret partagé afin de respecter au mieux l’intimité de la personne soignée et donc d’éviter l’intrusion dans l’intimité du soigné. Le patient a le droit à son jardin secret, son espace privé.

Tout d’abord il est juste de dire que dans les soins infirmiers, l’intimité avec le patient est incontournable.
Eneffet lors des soins il existe une intimité physique qui est entre attirance et dégoût, compassion et rejet, attention et indifférence. De plus le patient se dévoile physiquement et le soignant est contraint à observer, toucher. Là s’installe l’intimité physique. La distance dite intime selon E.T. Hall va de 45cm jusqu’au contact physique.
Un des besoins fondamentaux est la sexualité. Le faitque le soignant et le soigné soit de sexe opposé peut provoquer une gène, du fait du désir sexuel, et donc entraver l’intimité entre ces deux personnes. L’usage de gants permet à l’infirmière de limiter le contact charnel. Le soignant ne se consacre donc qu’au corps malade et non pas au sujet.
La seule attitude « professionnellement correcte» est la compassion. 

Alors que l’intimité mentalepermet la communication, un partage entre le soignant et le patient. Le patient peut se confier, émettre des doutes, des inquiétudes et bien évidemment des émotions et ses souffrances.
Le soin n’est pas fait dans sa totalité si le soignant néglige l’être humain qui subit ce soin tant sur le plan physique que psychique.
Le fait de dépendre d’une tierce personne pour les gestes habituels comme pourfaire sa toilette par exemple peut entrainer une résistance de la part du patient. Il perd son besoin de pudeur car il se retrouve nu devant cette personne. Mais de penser que le soignant à l’habitude de cette situation peut permettre au patient de dépasser son malaise.
La « juste distance thérapeutique» renforce le tabou de l’intimité et néglige la richesse du rôle propre de l’infirmière, or larelation soignant-soigné est essentielle.

II- Relation face à l’intimité

L’appréhension du corps du malade « objet de soins» est facile pour le soignant alors qu’il devient plus complexe quand celui-ci devient « sujet de soins». Un malaise peut survenir, le soignant choisissant alors d’ignorer ce corps malade mais ceci ne ferra que renforcer le complexe face à l’intimité, or l’intimitéentre le soignant et le soigné entre dans le rôle propre du soignant.
Laurence Vérani nous parle d’une relation inégale. En effet le soignant est en bonne santé, se situe debout, est habillé et à choisit ce qu’il fait. Alors que le soigné est malade, il n’a donc pas choisi d’être dans un établissement de santé, il est allongé et est dénudé lors de différents examens et soins. Un, exerce saprofession l’autre subit. Mais une relation se crée malgré ses inégalités car les soins effectués sont pour soigner la maladie.
Le patient peut vivre sa maladie comme une épreuve et donc être anxieux, avoir la peur de la souffrance, de la mort, … Le soignant face à cela peut se voir dans cette situation, il ne peut pas se contenter de n’avoir un regard que purement professionnel. La confrontation au...
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