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  • Publié le : 17 juin 2011
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Fiche pour l’étude de texte de François de Malherbe « Ode au Roi Henri le Grand »

François de Malherbe entreprend l’écriture de son poème suite au succès du voyage de Sedan : le roi Henri IV part de Paris avec son armée afin d’assiéger le duc de Bouillon le 15 mars 1606 responsable d’une révolte protestante dans la ville de Sedan. Ce dernier se rend et plie devant le roi le 2 avril. Lavictoire est complète. Malherbe est un grand admirateur d’Henri IV et ne cesse de lui rendre hommage. Cette vision hyperbolique du roi révèle le caractère baroque présent chez le poète même s’il contribua grandement à fonder le classicisme.

Rappel :

Ode : était le nom donné, chez les Grecs, à tout poème lyrique qui pouvait être chanté, et qui se distinguait en cela de l'élégie. Telles sont les odesde Pindare et d'Anacréon. Chez les modernes, l'ode est un petit poème lyrique, dans lequel le poète exhale les sentiments les plus intimes de son âme, et qui est partagé en un certain nombre de stances ou strophes presque toujours semblables ou symétriques pour le nombre et la mesure des vers, ainsi que pour la combinaison des rimes.
Tout ce qui agite l'âme avec violence, tout ce qui lui causeune émotion douce, tout ce qui l'impressionne et fait naître en elle un enthousiasme véritable, peut devenir la matière de l'ode.
Ce poème n'est pas distingué des autres genres par la nature des sujets qu'il traite, puisque ces sujets sont très variés ; la seule différence qui existe, c'est que, dans les autres poèmes, le récit des actions est plus fréquent, tandis que dans l'ode, ce sont lessentiments portés jusqu'à l'enthousiasme qui dominent. L'ode est un chant, c'est un cri produit par l'énergie du sentiment ; le poète y paraît agité, échauffé par un Diea qui l'inspire. C'est en cela qu'elle diffère aussi des autres poésies lyriques, et surtout de l'élégie, où le poète s'abandonne languissamment au sentiment qui l'occupe.

Le poème de Malherbe voit la dimension hyperbolique du roidans la mesure où il dresse un portrait où transparaissent aussi bien les qualités physiques que morales ou encore politiques.

Les destinataires du poème sont multiples et ont tous un rôle.
Le lecteur est un témoin passif certes mais auquel le poète communique ses émotions « voyez comme son courage » (v.1). Il peut alors se rendre compte de tout ce qu’a accompli le souverain.
Les chimèressont ennemies du poète et donc du roi et que le poète veut chasser « arrière vaines chimères » (v.11). Ici le ton du poète change et se fait plus vindicatif par ailleurs sa ire contre elles s’universalise dans la mesure où il s’englobe avec les Français dans cette lutte « éloignez-vous de nos cœurs » (v.14) ou « nous avaient ensevelis » (v.16).
Le Roi Henri IV est enfin le destinataire privilégié etson éloge tient les quatre dernières strophes du poème.
Le lexique est extrêmement laudatif et mélioratif « bienveillance (v.51), « vaillance » (v.53),  « vertu généreuse » (v.46).
D’après ces mots le lecteur aboutit à la conclusion qu’il s’agit d’un éloge exacerbé des bienfaits que le roi dispense autour de lui.
Le registre épidictique de mêle subtilement au registre épique qui transparaîtgrâce à l’emploi d’hyperboles et métaphores très valorisantes. Le nom d’ « Hercule » (v.29-30) exalte une certaine grandeur et des exploits de hauts faits. Le roi se trouve ainsi rangés aux côtés de grands héros grecs qui ont leur place dans l’Olympe, ces demi-dieux toujours aidés par la Fortune(v.45), une antique déesse protectrice.
Il s’agit donc d’une ode héroïque.

Le roi est mis en valeur caril est représenté comme celui qui a surmonté toutes les « tragédies » (v.31) antérieures.
Il est celui qui a surmonté tout le mal « de l’âge où nous sommes » (v.23) et qui a délivré la France grâce à ses « labeurs » (v.25). Outre les tragédies, il a mis fin aux complots « trames ourdies » (v.34) responsables d’avoir ensanglanté le pays (v. 34).
Une forte opposition renforce l’image d’un pays...
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