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  • Publié le : 27 avril 2010
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Pascal LE PAUTREMAT est docteur en histoire contemporaine depuis 1998. Il occupe alors une fonction de chargé de mission au centre d'études d'histoire de la défense, le CEHD, pour retourner vers l’enseignement dès 2002 : il intervient à l'université de Nantes, donne des cours, des conférences sur les crises, les conflits actuels, des cours de géopolitique et d'économie Internationale dans desécoles de commerce, au Collège Interarmées de Défense, à l'école militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan. Dans le même temps il écrit des livres, ainsi que des articles et des ouvrages collectifs. Au travers son livre Les guerriers de la République, paru aux éditions Choiseul, l’auteur lève le voile sur des opérations jusque là secrètes et nous décris en détail l’organisation des forces spéciales etservices secrets français. En effet, l’auteur aborde un thème peu abordé dans l’actualité.
Pourtant, depuis l’effondrement du bloc soviétique, les interventions des services spéciaux, fer de lance de l’État français, n’ont jamais été aussi nombreuses. Elles n’ont aussi jamais été si délicates, car en effet, la nature de la menace a changé. L’opposition n’est plus idéologique, bipolaire, mais multiforme.Dans une première partie, il présente l’évolution des forces spéciales et des services secrets, depuis les années 70. Il est clair que la mutation d’un service dirigé contre la menace soviétique à une organisation multitâches, associant le renseignement, le contre-espionnage, et les services action n’a pas été une tâche spécialement facile. La difficulté du sujet traité dans cet ouvrage tient àla nature « sensible » et dans certains cas « classée » des informations nécessaires à son traitement.
Le travail de Pascal Le Pautremat est organisé autour de deux axes.
Le premier présente de façon assez précise l’organisation des « forces spéciales » et des « services secrets. » Ces services de renseignements sont désormais une composante stratégique à part entière, au même titre que ladissuasion, tel que cela est prévu dans le livre blanc de la défense nationale publié en 2008. L’organisation des services repose sur un commandement des opération spéciales, interarmes et interservices, coordonné par la Présidence de la république. Le commandement des opérations spéciales (COS), placé sous les ordres du Chef d’état-major des armées (CEMA), rassemble l’ensemble des forces spécialesdes différentes armées françaises sous une même autorité opérationnelle, permanente et interarmées. Créé en 1992, il a mis en œuvre plusieurs opérations dans toutes les parties du monde. Comores, 1992, Opération Oryx en Somalie, 1992-93, Opération Balbuzard en mer Adriatique, 1993, Opération Amaryllis et Opération Turquoise au Rwanda, 1992-94, Bosnie-Herzégovine, depuis 1994, Haïti, 1994, OpérationAzalée aux Comores, 1995, Opération Balbuzard noir en mer Adriatique, 1995, Opération Almandin 1 et 2 en République centrafricaine, 1995-96, Opération Pélican 1 et 2 au Congo-Brazzaville, 1997, Opération Alba en Albanie, 1997, Opération Iroko en Guinée-Bissau, 1998, Opération Licorne en Côte d’Ivoire depuis 1999, Kosovo, 1999, République démocratique du Congo, 2003, Afghanistan depuis 2003,République centrafricaine en 2007, etc. L’auteur revient sur certaines de ces opérations, comme les Comores, dans lesquelles les forces spéciales ont été engagées dans des opérations qui voyaient intervenir des intérêts particuliers. Une des questions posées par l’auteur est de savoir dans quelle mesure les mercenaires de Bob Denard avaient partie liée avec les services officiels. Une des particularitésdes services français, qu’il s’agisse des unités militaires ou des agents de renseignement dans la composante « action » est la grande porosité existante entre les « officiels » et les groupes privés. L’auteur revient aussi sur de monumentaux ratés, comme la calamiteuse affaire des nageurs de combat d’Auckland.
Faute de consignes claires de la part du pouvoir exécutif, les deux « époux...
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