Figaro acte 2

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  • Publié le : 11 mai 2011
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Acte 2, scène 1

Comment sont menés les portraits des deux femmes qui s’approuvent, s’unissent pour un même but ?

Introduction :
• Comédie de Beaumarchais joué en 1784 pour la première fois
• Première acte, on découvre une partie de l’exposition : Figaro doit épouser Suzanne, la soubrette de la comtesse mais le Comte s’est entiché de Suzanne et en plus de tromper sa femme ilveut rétablir le droit de cuissage (aboli à son mariage) pour faire de Suzanne sa maitresse.
• Au début de l'acte II, nous retrouvons ainsi Suzanne exposant à sa maîtresse la situation.
• C'est l'occasion pour le spectateur de découvrir pour la première fois, de façon détaillée le personnage de la Comtesse.
• Et c'est l'opportunité pour Beaumarchais d’établir pour la premièrefois un duo féminin qui, face à l'adversité, va jouer un rôle essentiel dans le reste de l'action.

I) Une alliance décisive

1) Lieu intimiste
Didascalies du début, lieu propice aux confidences, aux sujets délicats à aborder.
Lieu féminin (ferme la porte, ruban…)
• Il y changement de décor. L’atmosphère n’est pas du tout la même que dans l’acte I. La description est très précise.Beaumarchais innovait dans la mise en scène. Il fixe un décor qui est en accord avec son texte. Il ya une certaine sensualité : c’est une chambre à coucher. Cela donne une sensibilité particulière.
• « se jette dans une bergère » la comtesse est désespérée, elle peut enfin se laisser aller et dire ce qui ne va pas
• « ferme la porte » elles s’enferment et s’isolent. La chambre est le lieu detravail de Suzanne. Cela montre une certaine complicité. Seul moment de la pièce où l’on n’est pas dans la ruse.

2) Distance sociale s’efface pour la solidarité
Tutoiement et ordre de la comtesse différent du vouvoiement de Suzanne mais réelle complicité.

Franchise et affection des deux femmes.
• « je n’ai rien à cacher à madame » toujours la même franchise entre les deux personnages.C’est une démarche particulière délicate. Suzanne doit conter l’infidélité du comte à la comtesse.
• « Suzon » c’est une marque d’affection, un diminutif affectif.

Tact de Suzanne marque la solidarité car il est délicat d’avouer que le mari la courtise. Elle se présente comme une personne qui subit, plutôt qu’une personne qui est charmée.
• « il voulait te séduire ? […] oh ! quenon. » Suzanne gomme tout ce qui est du domaine de la séduction pour épargner la comtesse.

3) Alliance des deux femmes grâce à Figaro
Alliées sures mais elles attendent l’arrivée de Figaro.
II) Portraits de deux femmes contrastés et vivants

1) Comtesse troublée, blessée
Elle a du mal à se maitriser même si elle ne dit rien on devine une grande agitation.

Sentiments contrastés ce quel’on voit avec les didascalies. Femme attendrie devant Chérubin.
• La comtesse change de sujet : «et le petit page était présent ? »
• Rappel du premier acte, la comtesse ne comprend pas pourquoi il n’est pas venu la voir, alors que c’est sa marraine.
• Les didascalies de la comtesse montre qu’elle n’est pas en colère, ni agacée « elle sourit » C’est une scène ambiguë, elle atrop d’affection et d’indulgence pour le page.
• « Laissons ces folies » elle garde une forme de mystère, elle ne s’exprime pas clairement mais est extrêmement flattée. Elle éprouve du plaisir à se sentir aimée par le page. Elle devient ambiguë car le mot folie est utilisé pour toutes les passions amoureuses.
• « Ma pauvre Suzanne » affection, elle compatit au sujet de Suzanne, et sedemande comment faire pour qu’elle épouse Figaro. La comtesse ne va pas jusqu’au bout. « a fini par te dire ? »
• Longue didascalie « se lève, se promène… » pour montrer son agitation, son trouble, son anxiété. Elle a du mal à cacher son angoisse à Suzanne. Elle ne semble pas vouloir se battre pour récupérer le comte.
• Nombreuses didascalies qui complètent les phrases elliptiques...
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