Fight club

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  • Publié le : 2 mai 2011
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Que faire quand votre vie a perdu tout sens, quand vous êtes englué dans la société de consommation au point de vous repaître du malheur des autres pour vous sentir exister? Inventer le fight club pour que la souffrance physique et le goût de votre propre sang vous libèrent de la peur de vivre. Chuck Palahniuk peint une humanité sans espoir, en plein nihilisme et propose comme unique réponse detout faire sauter car rien ne pourra modifier ou sauver un monde au bord du chaos. C'est avec une sorte de jubilation qu'il met en place la mécanique implacable qui devra détruire les US et imposer un nouvel ordre où les survivants de cette apocalypse programmée pourront"chasser l'élan dans les forêts qui pousseront sur les ruines de Rockfeller Center". Métaphore d'un pessimisme assez terrifiantdans laquelle toute une génération s'est reconnue en voyant le film. Le roman, lui, est écrit dans une langue brute, minimaliste et répétitive, langue parlée spontanée toute en ruptures, difficile à lire, voire "inconfortable". Je dois avouer que si je n'avais pas connu le succès du film, je n'aurais pas poursuivi au-delà des trente premières pages. C'est tout le problème de ce roman!

Fight club... dérangeant mais tellement tentant ! Où se cache notre Tyler ?

Fight club est un bon divertissement, tout comme son adaptation ciné, mais sans plus. Pour moi il n'a rien d'un livre culte. Il est intéressant si on veut se suicider ou perpétrer des attentats, fabriquer des bombes artisanales, tout ça tout ça, ou encore fabriquer du savon, tout simplement. Pour le reste, rien de très grandioseà mon sens...

Le narrateur, en insomnie depuis trois mois, est bien décidé à réussir à dormir. Il décide de suivre une thérapie totalement nouvelle qui consiste à assister à de multiples groupes de soutien aux personnes atteintes de maladies mortelles, lui permettant d'approcher la mort et le désespoir de très près, afin de pouvoir jouir de chaque seconde de sa vie lorsqu'il rentre chez lui.Cependant il est troublé lorsqu'une imposteuse du même type que lui assiste à ses comités, Marla Singer.
Entre temps il rencontre Tyler Durden, une sorte d'anarchiste charismatique qui bouillonne d'idées pour un projet d'autodestruction du monde. Ambitieux, celui-ci décide avec le narrateur, qui en a marre de a médiocrité routinière, de monter le Fight Club, un club de combat libre à mains nuesdirigé par des règles stricts qui servira d'initiation à l'anarchisme-terrorisme plus tard.
Ce qui frappe au premiers abords dans ce livre c'est le style, l'écriture est complétement "explosée", il y a des bribes de pensées dans tous les sens, des répétitions, des situations floues, le contexte temporelle ainsi que le lieu n'est pas toujours bien restitués, il y a des digressions multiples (commentfaire du savon, les projectionnistes de cinéma...) et surtout un sentiment constant d'"excès", où on a l'impression que le narrateur est toujours au bord de la folie.
Petit à petit on voit que les fight clubs prennent de l'ampleur, que le narrateur est à la fois impliqué dans ce qui se raconte mais également ailleurs, on assiste au développement d'une milice fasciste répandant la terreur, Tylerdevient une sorte de dictateur charismatique qui va sauver le monde grâce à sa destruction grâce à une nouvelle doctrine. On ignore toujours d'où vient Tyler mais la réponse est formulée à la fin du livre, et pour ceux qui connaissent le film on a ici le droit à beaucoup plus de développement de la révélation finale. Cependant, le livre n'est pas vraiment "jubilatoire" comme le décrit le quatrièmede couv', si au début le nihilisme affiché peut faire sourire, le reste du livre parle du développement d'une doctrine anarcho-fasciste que l'on doit dénoncer plutôt que d'être séduit par elle.
Un bouquin étonnant, destructuré, parlant du sentiment de révolte poussé à l'extrème, sans morale. Une expérience à lire.

Une chose est sure, je n'ai pas rencontré le style d'écriture de Palahniuk...
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