Figures maternelles

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  • Publié le : 1 novembre 2010
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1)Vous présenterez en les comparant, la particularité de chacune de ces figures maternelles.

Cette mère qui sait qu'il lui reste peut de temps à vivre écrit une lettre à son gendre qui l'a invitée à venir passer quelques jours chez eux. Colette insiste sur le bonheur à l'idée de revoir sa fille, dit que cela l'enchante car elle n'a que peu d'occasion d'aller la voir. Cependant, elle ensouhaite pas accepter l'invitation que lui fait son gendre à cause d'un cactus rose dont la fleur qui éclot tout les quatre ans va s'ouvrir. Elle sait qu'elle se fait vieille et ainsi elle choisit de rester chez elle pour voir pour la dernière fois cette fleur de cactus éclore plutôt que d'aller voir sa fille.
Ceci peut être pris comme un comportement égoïste et presque inhumain de préférer voir unefleur éclore au lieu d'aller voir sa fille lorsque sa fin est proche. Nous pouvons ainsi voir que la fille se sent “inférieure à tout ce qui [l']entoure” et ressent de la déception. Elle se rassure pourtant en se disant que sa mère qui pour elle était une héroïne de par sa générosité, son aplomb et son altruisme, devait certainement éprouver de la peine à s'être éteinte sans la revoir une autre foiset qu'elle devait certainement avoir une bonne raison de ne pas venir la voir, autre que sa plante.
Contrairement à La Naissance du jour de Colette, le second texte de Cohen, Le livre de ma mère, décrit une relation très intense entre la mère et son fils qui en devient presque étrange. En effet, cette mère attend son fils des heures pour pouvoir le voir alors qu’elle est dehors à la tombée de lanuit. Nous pouvons voir dans ce texte que l’amour maternel est extrêmement fort et peut même aller contre le temps. Nous voyons que cette mère ferait tout pour son fils (« servante, pauvre sainte poire »). Elle considère que son fils est sa vie et en effet elle en est dépendante (« Elle m’aperçut enfin et elle se remit à vivre, toute de moi dépendante » ;  «de l’hébétude à la vie »). Ellecontinue à voir son fils comme son « bébé », le centre du monde, alors qu’il est adulte. Lorsqu’on voit les personnages séparément, peut-être que la mère joue son rôle de vieille femme (« Elle attendait là depuis des heures, docilement, paisiblement, un peu somnolente, plus vieille d’être seule, résignée... » ; « Maman vieillissante ») et que le fils est un adulte responsable. Mais quand tous deux sontréunis, c’est comme si on remontait le temps et qu’ils se comportent quand ils étaient plus jeunes (« son sursaut de vitalité [...] rajeunie », c’est à dire que la mère joue un rôle de jeune mère et que l’homme redevient un petit garçon (ici qui s’en veut d’être arrivé en retard et qui se sent coupable d’avoir fait attendre sa mère dans le froid).
Nous pouvons voir dans l’extrait de La Promesse del’aube de Gary que la mère est très fière de son fils, le valorise et le vante en lui disant qu’il a parfaitement les capacités de devenir quelqu’un d’aussi célèbre que les gens qu’elle cite. Quant à lui, il a plutôt honte qu’elle le materne ainsi devant les autres soldats car il s’était forgé une réputation de dur. Cependant, même en la repoussant et en essayant de la cacher, quand elle luidemande s’il a honte d’elle, il redevient un « fils à maman » et lui fait preuve de tendresse en laissant tomber son apparence de gros dur ainsi que sa virilité. De ne pas la repousser lui fait même éprouver de la fierté d’être à ses côtés et de lui faire honneur car c’est quand même grâce à elle qu’il est né et qu’il est dans l’Armée de l’Air.
Pour Jacques dans Le Premier homme, il considère sa mèretoujours comme la plus belle, même quand elle-même se trouve laide. Au début, lorsque sa mère commence juste à se maquiller légèrement, il ne le remarque pas, puis il quand il le voit, il comprend qu’elle s’habillait et se maquillait ainsi pour Antoine. Tout le long de cet extrait, Jacques n’émet pas de jugement sur la nouvelle façon de s’habiller de sa mère ni de se coiffer, ce que nous...
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