Finance comportementale

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2010-2011
Institut supérieur de Commerce et d’Administration des Entreprise |


Gestion de portefeuille
Rapport | Finance Comportementale |

Sommaire
Introduction
Partie 1 : Travers comportementaux de l’investisseur…………………….. (Pages 4-7)
1. Déficiences cognitives :
2.1. Biais cognitifs individuels
2.2. Biais cognitifs collectifs

2. Biais émotionnels :3.3. Biais émotionnels individuels
3.4. Biais émotionnels collectifs

3. Conduites automatiques et réflexes inappropriés 

Partie 2 : Apparition de la finance comportementale……………….……… (Pages 8,9)

Partie 3 : Apports de la finance comportementale……………….………… (Pages 10-13)
1. Risques liés à l’utilisation de la méthode des cash-flows actualisés :
4.5. L’estimation desrésultats futurs
4.6. Le niveau de risque
 
2. Méthode comportementale proposée par Peter Greenfinch 

Conclusion

Introduction
La théorie financière moderne et les modèles de choix de portefeuille se sont développés depuis près d’un demi-siècle autour de trois piliers : la rationalité parfaite des individus, la maximisation de l’espérance d’utilité et l’efficience des marchés.La proposition théorique de l’hypothèse d’efficience des marchés financiers est fondée sur une double supposition : la rationalité des agents et l’absence d’asymétrie d’information, elle-même nécessaire pour l’hypothèse générale d’anticipations rationnelles.
Si la rationalité des agents suppose une connaissance commune de la théorie adéquate pour la résolution de problèmes décisionnels,l’hypothèse d’absence d’asymétrie suppose quant à elle que toute information pertinente pour l’évaluation et la détermination de la valeur d’un bien soit disponible – en principe gratuitement – pour tous ces agents.
En d’autres termes, un marché efficient est un marché sur lequel les agents sont tous rationnels et par conséquent capables d’exploiter instantanément et adéquatement la survenance d’uneinformation pour l’incorporer dans le prix de l’actif.
L’hypothèse d’efficience des marchés financiers est donc « une croyance » selon laquelle :
- Les gens sont pleinement informés,
- Ils sont rationnels, donc interprètent correctement ces informations,
- Ils ont pour seule motivation de maximiser leur « utilité financière »,
- Ils agissent en toute indépendance (ils ne s’imitent pasles uns les autres pour prendre leurs décisions),
- Leurs décisions mènent à un équilibre des prix (prix efficients, assez stables en l’absence de nouvelles informations).
En réaction à cette théorie fondée sur des postulats ne traduisant pas toujours la réalité, la finance comportementale s’intéresse à l’étude du comportement de l’investisseur sur un marché financier. Elle remet donc en causetoute les hypothèses de base des modèles adoptés en finance. C’est ce qui sera traité en détail dans ce qui suit.
Partie 1 : Les travers comportementaux de l’investisseur
Un travers comportemental est une action non adaptée à la situation et aux buts recherchés, une erreur imputable à une décision non rationnelle. Il se matérialise par une erreur et un acte non rationnel dus à des biaiscognitifs et émotionnels et des automatismes. Il peut être individuel ou collectif (comportement moutonnier).
Voici les différents types de travers comportementaux :
1.  Déficiences cognitives :
Sont en jeu ici des perceptions déficientes, des raisonnements fallacieux et des savoirs erronés ou insuffisants.
Ces distorsions affectant les décisions et comportements peuvent être individuellesou collectives.
 1.1 Biais cognitifs individuels :
* Les défauts d'attention et de perception,
* La mémoire courte ou déficiente,
* Les sophismes et syllogismes (erreurs de raisonnement), effet de halo, d'amalgame et de confusion, non transitivité des préférences...
* Les croyances et pseudo-certitudes, 
* La dissonance cognitive (refus de ce qui contredit ses croyances,...
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