Finance internationale

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PONTHUS Nicolas le mercredi 23 février

Synthèse n°1

Economie et Finance Internationale

Document: "Comportement des firmes et commerce international", J.T. Ravix et O. Sautel,
Revue de l'OCDE, n°100, 2007, p.175-199.
Sujet: Quelle est l'influence des firmes sur les flux commerciaux internationaux?
Depuis plusieursdécennies, les flux issus de la spécialisation prennent une part de plus en plus importante dans les exportations, notamment en France, où ils représentent près de 21 % des flux commerciaux. Le commerce international est donc en pleine mutation, et ce à cause de l'émergence de nouveaux phénomènes: la sous-traitance, la fragmentation de la production, la globalisation…et les firmes internationales.Désormais, les firmes internationales sont au cœur du commerce international et leurs décisions influencent sur les flux commerciaux. Mais en quoi le comportement des firmes détermine-t-il l'évolution des flux commerciaux internationaux? Ne faut-il pas repenser la théorie du CI en l'élargissant à la théorie des firmes?
Le but de cet article est donc d'expliquer qu'une ouverture de la théorie ducommerce international (CI) à la théorie de la firme est nécessaire afin d'avoir une explication convaincante des nouveaux phénomènes.
On verra dans un 1er temps les modèles des années 1980 qui présentaient déjà les prémices de ce phénomène. Ensuite, on montrera qu'une intégration de la théorie du comportement des firmes à la théorie du commerce international est nécessaire. Enfin, on montrera leslimites de cette ouverture.
I Les modèles 1980: les prémices de l'élargissement de la théorie traditionnelle du CI
Face à la mutation du commerce international, les auteurs (Spence, Dixit, Stiglitz, Lancaster) ont tenté d'expliquer l'économie internationale à partir de l'économie industrielle dont les caractéristiques reposent sur les rendements croissants, la concurrence imparfaite etmonopolistique (c'est-à-dire, la volonté de différencier le produit pour avoir un monopole).
A) Les fondements de la nouvelle théorie du Commerce International
L'émergence du commerce intrabranche (échange de produits issus d'une même branche) nous incite à refonder la théorie du Commerce international, qui est dans l'incapacité d'expliquer pourquoi il existe un commerce entre des produits similaires.De nouveaux déterminants expliquent ce nouveaux phénomène et fondent la nouvelle théorie du commerce internationale: les rendements croissants et la concurrence imparfaite.
Cependant, on notera que ces déterminants ne nous indiquent pas l'origine de la spécialisation, contrairement à la dotation factorielle (cf. théorie traditionnelle du CI), qui explique d'où vient la spécialisation de chaquepays.
B) L'objectif des firmes est donc de trouver ces rendements croissants.
Helpman et Krugman montre que l'introduction des rendements croissants comme déterminant complexifie la théorie du CI, puisque l'avantage comparatif ne dépend plus seulement de la dotation factorielle, mais du rendement croissant des facteurs de production. Un nouveau facteur de production apparait en plus dutravail et du capital: le service de direction. Le but de la firme est de trouver des rendements afin d'avoir une position monopolistique sur le marché. Pour cela, elle va délocaliser la production du bien final et intermédiaire et conserver les services de direction sur le pays d'origine: ce phénomène s'appelle l'intégration verticale (ou spécialisation verticale). Par conséquent, 2 types de commercesont constatés: un commerce intrabranche caractérisé par des variétés de bien final et des variétés de bien intermédiaire, et un commerce intersectoriel caractérisé par un bien homogène et des variétés de bien final. Après avoir vu les modifications de la théorie du commerce international par l'introduction de nouveaux déterminants, le recours à la théorie de la firme peut-elle constituer une...
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