Finance public malgache

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Madagascar - SeFaFi : Histoire des grands dossiers des finances publiques de Didier Ratsiraka à Andry Rajoelina
Samedi, 17 Juillet 2010 09:41 Dossier


Du bon usage de l’argent public
I - De quelques grands dossiers
La rigueur dans la gestion des deniers publics relève du domaine de la bonne gouvernance, mais également de l’obligation de rendre compte publiquement de l’usage fait del’argent des contribuables. Sans une gestion rationnelle et transparente de l’Etat, la méfiance persistera entre gouvernants et gouvernés. C’est ce qui a amené le SeFaFi à s’exprimer à ce sujet [1] brûlant d’actualité.
Les dossiers de la période Ratsiraka et Zafy
« La cour criminelle vient de confirmer (octobre 2007) l’arrêt rendu en août 2006 condamnant Pierrot Rajaonarivelo et deux complices pouravoir détourné entre 1997 et 2002 plus de 26 milliards Fmg au préjudice de l’Etat malgache : deux notes de service signées par l’intéressé, alors vice premier ministre chargé du Budget, ont permis le paiement des droits et taxes dûs au titre d’importation de véhicules 4x4 auprès de deux concessionnaires automobiles.
Il y a quelques mois une déclaration du Ministre des Finances avait attirél’attention du public sur des avoirs de Tantely Andrianarivo dans une banque Suisse l’équivalent de dizaines de milliards Fmg. D’après des publications dans la presse (notamment dans l’Express de Madagascar des 21, 22 et 23 mai 2007), ces avoirs résulteraient de transferts effectués par l’intermédiaire de mécanismes de la conversion de dettes. A noter que les transferts ont été effectués surtout entre1990 et 1996, alors que l’intéressé n’exerçait aucune responsabilité politique, puis en 2002 lorsqu’il était Premier Ministre.
L’ex-Président Ratsiraka a, quant à lui, été condamné en 2003 par contumace par la cour correctionnelle pour avoir détourné des deniers publics d’une valeur de 50 milliards Fmg à la Banque Centrale de Tamatave. À cet égard, si des faits délictueux, et même criminels, ont étéperpétrés pendant la crise de 2002, l’examen de la situation confirme que les dysfonctionnements du système existaient bel et bien avant cet évènement, et les informations véhiculées par la presse ou sur internet font état de la persistance de telles pratiques après 2002.
Ainsi un agent du Trésor, du nom de Gariste Daméogéonie, a prélevé au Ministère des Finances pendant des années pour soncompte des sommes totalisant plusieurs dizaines de milliards provenant de prises en charge de fonctionnaires malades. Des dettes ayant déjà fait l’objet d’annulations par les créanciers extérieurs ont encore donné lieu à des transferts de la Banque Centrale de Madagascar. Des dettes rachetées une fois ont fait l’objet d’un second rachat, donnant lieu à des enrichissements illicites. Des détournementsimportants ont été découverts pratiquement dans toutes les agences de la Banque Centrale. A qui ont profité ces détournements ? La lumière doit être faite et des sanctions prises à l’encontre des contrevenants » [2].
Les dossiers de la période Ravalomanana
La gestion des affaires du pays sous le précédent régime n’a pas été un modèle de transparence et d’efficacité. Le détail des dossiers dumandat de Marc Ravalomanana, est ici, loin d’être exhaustif.
Septembre 2002. Marc Ravalomanana s’offre un Boeing 737 300 luxueusement aménagé en avion privé. Au-delà du débat sur l’opportunité d’une telle acquisition au moment où le pays sortait d’une longue crise qui avait laissé l’économie exsangue, des questions étaient restées sans réponse. Le manque de transparence sur le prix réel de cetappareil attestait d’une mauvaise gouvernance. 8 millions de dollars avaient été acquittés auprès de Lauda Air, la compagnie propriétaire de l’aéronef, alors que 11 millions de dollars avaient été décaissés de la Banque centrale. En janvier 2009, la réception d’un nouvel avion présidentiel défraye la chronique. Aucun détail n’a été fourni jusqu’à ce que le FMI exige des précisions sur les...
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