Financement des entreprises

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 9 (2115 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 30 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Le financement des entreprises, et notamment des PME, constitue une part primordiale de l’activité des établissements financiers. Face à la concurrence croissante et à la mondialisation de l’économie, les banques ont fait évoluer leurs produits, leurs services et leur organisation. Un panorama des différents financements pour investissement, fonctionnement ou immatériel !

Le financement desentreprises et notamment des PME, constitue une part primordiale de l’activité des établissements financiers (près de 70 % des crédits octroyés aux entreprises).

Face à la concurrence croissante et à la mondialisation de l’économie, les banques ont fait évoluer et leurs produits et leurs services et leur organisation, en abandonnant la traditionnelle distinction entre les opérations nationaleset internationales.

Le financement des investissements
En matière d’investissement, les formules de financement sont très variées :

• le prêt classique : l’entreprise achète le matériel et emprunte auprès de sa banque qui règle le fournisseur et nantit le bien (voir Garanties bancaires réelles et personnelles)
• le crédit-bail : la société financière achète le matériel, facture des loyersà l’utilisateur, avec option d’achat au terme du contrat moyennant une somme fixée au départ (valeur résiduelle). Rien n’oblige l’entreprise à exercer l’option. Elle peut se contenter de payer les loyers et de restituer le matériel au crédit-bailleur à l’issue du contrat.
• la location financière simple, très pratiquée notamment pour les véhicules et le matériel informatique, souvent complétéed’un contrat d’entretien réparation.
• l’autofinancement, solution « casse-cou » réservée aux sociétés ultra rentables dotées d’une trésorerie pléthorique.
• l’augmentation de capital en numéraire : compète l’emprunt pour les plans d’investissement ambitieux.

Les critères de choix

L’option entre ces différentes formules est plus ouverte que jamais. Tout dépend des objectifs «industriels » de l’entreprise :

• la « quotité » à financer et l’incidence sur la trésorerie : pour le prêt classique, la banque ne finance pas 100% du besoin et demande donc à l’emprunteur d’en autofinancer une partie (10 à 30 %) par prélèvement sur sa trésorerie courante. Au contraire, le crédit bailleur ou le loueur financent 100 %, quitte à prévoir un premier loyer majoré afin de limiterrapidement leur risque de reprise du matériel en cas d’impayé.

• le coût : autrefois plus onéreux, le crédit bail est devenu très compétitif, les intervenants sur ce marché très concurrentiel étant souvent des filiales des grandes banques.

• le traitement comptable : l’investissement financé par emprunt charge le haut du bilan (immobilisation 100 à l’actif et emprunt 70-90 au passif par exemple) cequi diminue le fonds de roulement et dégrade le ratio capitaux propres/endettement. La même opération réalisée en crédit bail ou en location n’apparaît pas au bilan, dans les normes françaises. Au compte de résultat, l’intégralité des loyers de crédit bail ou de location est enregistrée en « autres charges externes » en amont du résultat d’exploitation. Pour le crédit classique, la dotation auxamortissements est séparée des charges financières. L’incidence sur le résultat net est dans ce cas fonction de la politique d’amortissement. Cela dit, le retraitement des comptes par les analystes risques des banques, aidés par l’instauration des normes IFRS, réduit nettement ces différences de traitement comptable.

• l’utilisation des équipements : c’est le critère déterminant dans le choix dumode de financement. Lorsque le process de production est stable, avec une bonne visibilité sur la durée et le rythme d’utilisation du matériel, l’emprunt classique est pertinent. En revanche, dès que l’investissement décidé représente un pari sur le succès industriel ou commercial, le crédit-bail ou mieux encore la location financière seront privilégiés. Le dirigeant garde ainsi la possibilité...
tracking img