Finances publiques

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DEPENSES PUBLIQUES ET CROISSANCE DES ECONOMIES DE L’UEMOA
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Kako Kossivi NUBUKPO[1]

Décembre 2003

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|Résumé |
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|Dans le contexte actuel d’assainissement des finances publiques dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et dans le |
|prolongement des réflexions relativesaux facteurs de la croissance au sein des économies en développement, il convient de s’interroger sur le rôle des|
|dépenses publiques dans la réalisation de la croissance des économies de l’Union. |
|L’objet de la présente étude est ainsi d’évaluer l’impact du niveau et de la composition des dépenses publiques sur lacroissance des économies de |
|l’UEMOA, sur la période 1965-2000. |
|Il ressort des estimations effectuées, qu’à court terme, les dépenses publiques totales n’ont pas d’impact significatif sur la croissance dans la |
|majorité des économies de l’Union. A long terme, la hausse desdépenses publiques a un impact sur la croissance nettement différencié par pays. La |
|prise en compte de la composition des dépenses publiques conduit à mettre en évidence l’effet négatif des dépenses de consommation publique sur la |
|croissance à court et à long termes dans l’Union. S’agissant des dépenses publiques d’investissement, leur impact est positif, essentiellement à long ||terme, sur la croissance des économies de l’UEMOA. |
INTRODUCTION

Les dépenses publiques sont traditionnellement considérées comme un facteur de stimulation de la croissance économique. En effet, conformément à la logique keynésienne, les dépenses publiques peuvent exercer une influencecontracyclique significative sur les variables fondamentales des économies, notamment sur la consommation et l’investissement. De plus, dans les unions monétaires, la politique budgétaire constitue le principal instrument de réponse aux différents chocs asymétriques qui peuvent affecter les économies, dans la mesure où la politique monétaire est commune à l’ensemble des pays.

Cependant, depuisquelques années, l’utilisation des dépenses publiques a beaucoup perdu de son attrait en tant qu’instrument de régulation conjoncturelle, dans la mesure où elle peut constituer une source de distorsions pouvant compromettre la croissance économique. En effet, l’école monétariste a souligné l’incidence négative d’une augmentation du déficit budgétaire sur la croissance, du fait de l’effet d’évictionqu’elle exerce sur les investissements privés. Dans la lignée de l’école monétariste, la nouvelle macroéconomie classique a développé la thèse dite de «l’équivalence ricardienne» pour mettre en exergue les effets pervers d’une utilisation excessive des dépenses publiques sur la relance de l’activité.

Dans le cadre de l’UEMOA, l’accumulation des déficits budgétaires, leur caractère structurel et lesproblèmes engendrés par une telle situation, à savoir le risque d’insoutenabilité de la dette publique et les effets d’éviction susceptibles d’enrayer les performances du secteur privé, ont conduit les autorités de l’Union à édicter un certain nombre de recommandations aux Etats membres, en matière de gestion des finances publiques. Ainsi, trois des quatre critères de premier rang du pacte de...
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