Flaubert et la peinture

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  • Publié le : 10 décembre 2011
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Interview avec Monsieur Jean-Claude Masangu Mulongo
Gouverneur de la Banque Centrale du Congo
République Démocratique du Congo

Avant les élections présidentielles, il y a eu un point d’achèvement qui était quelque chose d’important pour la RDC. Sachant que la crise 2008 était très dure pour la RDC car c’est un pays qui dépend fortement des matières premières, globalementaujourd’hui, qu’est-ce que vous voyez comme priorités pour la RDC ?

Nous avions un niveau d’endettement vis-à-vis de la communauté internationale d’environ 120 % de notre PIB. Aujourd’hui, vous avez des pays européens qui ont aussi en termes de pourcentage 120-160 % de PIB ; cela montre déjà la difficulté qui est à gérer. Le mécanisme qui a été mis en place, qui est l’initiative pour les paystrès endettés, nous a permis de réduire ce niveau d’endettement de 120 % à 20-23 % pour cent. C’est un soulagement qui permet à la RDC de continuer.
Les pays européens ne peuvent pas se permettre d’avoir des arriérés. Ils sont obligés d’aller sur le marché, d’emprunter et de trouver des solutions qui satisfassent celui-ci.

Nous sommes dans une période de crise. Crise de la dette souveraine, ilfaut tirer les leçons de la première crise financière de 2008-2009. Il ne faut pas que le Congo soit touché à travers son secteur bancaire, puisque c’est ce secteur-là que je contrôle où plutôt que la Banque Centrale contrôle. Il faut être très regardant. C’est un mécanisme qui a été mis en place pour surveiller les banques commerciales installées au Congo, pour connaître, identifier leurscorrespondants à l’étranger et suivre la situation sur le marché international de ces banques étrangères qui sont des banques correspondantes pour nos banques locales. C’est une façon de savoir le plus rapidement possible si l’une de nos banques peut être affectée à cause de la position de la banque correspondante à l’étranger. Pour nous, c’est une raison d’inquiétude ou de préoccupation. Nous prenonsles devants.

En termes de fond propre, il y a eu beaucoup d’inquiétudes sur fond de crise. Est-ce qu’aujourd’hui, vous voyez une nécessité concernant le fond propre d’avoir peut-être une image encore plus dure ou est-ce que vous voyez pour l’instant le paysage bancaire comme simple, et pour vous cela ne nécessite pas d’inquiétude ?

Ca nécessite quand même une inquiétude. Le niveau de fondpropre est important. Nous l’avons relevé déjà. Avec ce que nous avons déjà fait, c’est une étape importante pour sécuriser le secteur bancaire. Mais de l’autre côté, c’est au niveau des positions des devises de ces banques, à supposer que l’une de nos banques ait des dizaines ou centaines de millions de dollars dans une seule banque, et que cette banque-là, la banque correspondante, est un problème.Automatiquement, nous allons avoir un problème de disponibilités de cette devise pour l’économie locale, nous allons avoir des problèmes sur le plan du commerce et du commerce international. Ce sont des choses que nous voulons éviter. Au moins, nous sommes conscients que nous pouvons avoir une faille dans notre système bancaire et ça, c’est important. De l’autre côté, nous avons mis en place unprogramme de surveillance pluriannuelle, où toutes les banques en l’espace de deux à trois ans doivent être passées au crible. Nous faisons un audit. Cet audit est fait par les gens de la Banque Centrale et parfois assistés par des experts qui viennent des banques sœurs comme la Banque de France, la Banque Nationale de Belgique, ou envoyés par le FMI ou la Banque Mondiale.

Aujourd’hui, il y atoujours une bancarisation relativement faible, mais il y a eu de nombreux acteurs qui sont venus. Comment regardez-vous le secteur bancaire ? À votre avis, est-ce qu’il y a la place pour d’autres acteurs ou est-ce que maintenant vous considérez, par rapport à la taille du secteur bancaire, qu’il y a un nombre d’acteurs suffisants par rapport au marché ?

D’abord, c’est un secteur, lorsque je...
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