Fleurs du mal de baudelaire

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  • Publié le : 30 septembre 2010
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Travail sur les Fleurs du Mal

L’idéal baudelairien se manifeste par un état d’esprit mêlé de sérénité, causé par nos sensations et par l’évasion du monde matériel. Dans le poème Parfum exotique, l’évasion du poète est palpable :

« Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent lesfeux d'un soleil monotone :

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts

Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des vertstamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers. » (p. 78)

Dans ce poème, il y a quelques concepts clés de l’exotisme et du voyage qui sont présents. D’abord, il faut dire que ce que le poète décrit, il le rêve, car il a les yeux fermés : il voyage donc dans son imaginaire. Le caractère infini de son voyage se révèle par le mot « monotone », qu’ilassocie au soleil. De plus, les odeurs qu’il perçoit permettent le calme de son âme, ce qui renforce l’idée que ce voyage imaginaire et exotique lui permet d’atteindre l’idéal, qui se traduit par une harmonie parfaite du monde qui l’entoure. Dans le poème L’homme et la mer, le voyage est également une façon d’arriver à l’idéal. En effet, l’auteur y décrit un voyage imaginaire et il insiste partrois fois sur le fait que : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, / Luxe, calme et volupté. » (p. 68) Outre les voyages, La beauté montre que l’idéal baudelairien peut être atteint grâce à la femme inspiratrice :

« Les poètes devant mes grandes attitudes,
Qu’on dirait que j’emprunte aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d’austères études; […] » (p. 73)

Ce tercet estintéressant, car il traite de la femme comme d’une muse pour les poètes. Effectivement, le fait que les poètes se consacrent à « d’austères études » fait référence à la fécondité de l’imagination du poète causée par la femme. Puisque cette imagination transporte l’âme vers un état supérieur et que la femme aide l’imagination de l’artiste, alors la femme contribue à l’idéal. Le poème À une dame créole estun excellent exemple de cet idéal atteint encore une fois grâce à la femme inspiratrice :

« Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites,
Germer mille sonnets dans le cœur des poètes
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs. » (p. 129)

Ce poème est encore une fois dédié à une femme d’une grande beauté qui a inspiré le poète pour l’écriture de son œuvre. Étant donné quela femme est présentée comme une source d’inspiration pour le poète, alors cette femme créole a contribué à rapprocher le poète de son idéal. Le vers « Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs » renforce l’idée que le poète est envoûté par la femme et ses traits physiques ; cet envoûtement est une caractéristique de la femme inspiratrice de l’idéal baudelairien. Brièvement, levoyage et l’inspiration due aux femmes présentés dans Les fleurs du mal sont deux façons d’aspirer à l’idéal dans l’univers de Charles Baudelaire.

Le spleen baudelairien est un mélange de nostalgie et de mélancolie causé par notre conscience qui est le propre de tous les humains. Cet état est traité dans la poésie de Baudelaire de diverses manières : le temps et la femme tentatrice en sont deuxexemples. D’abord, voyons que le temps rend l’homme mélancolique. Dans son poème intitulé L’ennemi, Baudelaire illustre ce propos sans équivocité :

« – Ô douleur ! ô douleur ! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le cœur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie ! » (p. 63)

Dans ce tercet, Baudelaire personnifie le temps. Pour Baudelaire, le « Temps » en question...
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