Flexibilite emploi

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  • Publié le : 3 janvier 2010
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Dans quelle mesure la flexibilité du travail favorise-t-elle l’emploi ?

En France, le CPE (contrat première embauche), a conduit à de nombreuses manifestations à son encontre au printemps 2006, et a finalement été retiré par le gouvernement. Il s’agissait d’un contrat de travail plus flexible, destiné aux jeunes de moins de 26 ans, permettant notamment aux employeurs de licencier sanscause. L’objectif étant de limiter le chômage des jeunes, qui reste très élevé.
En effet, la flexibilité du travail, en hausse depuis les années 1980, notamment dans les pays « développés », est devenu un moyen pour les pouvoirs publics de lutter contre le chômage, mais permet également aux entreprises de s’adapter à leur demande et leur environnement. Si elle peut prendre plusieurs formes :quantitative interne ou externe ou qualitative, ses effets sur l’emploi, qui désigne les conditions juridiques qui institutionnalisent la place d’un individu dans la production, demeurent complexes, d’un point de vue économique et social.
La flexibilité du travail permet-elle donc toujours de créer des emplois ? Ses effets sur l’emploi ne sont-ils que positifs ?
Afin de répondre àces questions, nous verrons dans un premier temps que la flexibilité du travail peut permettre de limiter le chômage, puis nous analyserons ensuite les effets pervers sur l’emploi qu’engendre cette flexibilité.

I. La flexibilité du travail peut permettre de limiter le chômage…

Selon les libéraux, héritiers des néoclassiques, plus de flexibilité doit aboutir à une diminution du chômage.Nous pouvons ainsi observer que les mesures de flexibilité prises, notamment en France se sont traduites par une diminution du chômage.

A. Selon les libéraux, un marché du travail plus flexible est une des solutions au chômage

La conception néoclassique du marché du travail offre un premier cadre théorique justifiant la flexibilité. En effet, en période de chômage, l’offre detravail de la part des salariés est supérieure à la demande de travail de la part des entreprises. Les rigidités institutionnelles du marché du travail (salaire minimum, droit au licenciement, souplesse des contrats de travail, etc.) sont donc responsables d’un chômage involontaire puisqu’elles conduisent à la fixation d’un taux de salaire supérieur au salaire d’équilibre (celui qui égalise l’offre etla demande de travail). La flexibilité est donc une des solutions pouvant résorber le chômage.
Ainsi, les pays anglo-saxons tels que le Royaume-Uni et les Etats-Unis, qui ont un marché du travail très déréglementé, connaissent également un taux de chômage faible. En effet, en 1999, l’indicateur de flexibilité conventionnelle (qui comprend l’ajustement quantitatif de l’emploi, la durée dutravail et la formation des salaires) est fort, se situant entre 5 et 6, et parallèlement, le taux de chômage est faible, de l’ordre de 4 a 5%. Au contraire, certains pays de l’Europe occidentale, tels que l’Italie, la France et l’Allemagne, combinent un indice de flexibilité faible, aux alentours de 2 et un taux de chômage élevé, au-delà de 10% (document 5).
Cependant, des mesures visant àaugmenter la flexibilité ont été prises, notamment en France et se sont traduites par une diminution du chômage.

B. La hausse de la flexibilité s’est ainsi traduite par une diminution du chômage

Dans la lignée des Néoclassiques, selon les organisations telles que l’OCDE (organisation de coopération et de développement économique) et la BCE (Banque Centrale Européenne), le chômageélevé dans les pays de l’Europe Occidentale depuis les années 1980 est dû en grande partie à des marchés du travail trop rigides. Ces dernières ont donc incité les pouvoirs publics à mettre en place des réformes structurelles, visant à développer la flexibilité.
Ainsi, le développement du temps partiel en France est une illustration de cette plus grande flexibilité du travail, ici...
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