Florian fable

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  • Publié le : 10 décembre 2010
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Florian, Les deux jardiniers STG 2 J Gérard 11.2010

Neveu de Voltaire, Jean Pierre Claris de Florian (1755-1794) est le grand fabuliste du XVIII, celui que l’on a comparé à La Fontaine.
Dans cette fable, les deux jardiniers, il oppose deux frères, l’un qui cherche en vain à percer les secrets de la nature, et l’autre qui travaille.Quel est l’intérêt de cette fable ?
Nous verrons dans un premier temps que le fabuliste nous livre un récit plaisant puis nous dégagerons la leçon sous le plaisir de la fable.

1 Un récit plaisant

a) Par une forme poétique travaillée
Le jeu des rimes, embrassées (par ex vers 1 à 4) puis plates (par ex v.5 et 6) puis croisées (par ex 11-15) comme le jeu des rytmes : alternance desoctosyllabes et des alexandrins donnet au texte de l’aisance. Le lecteur n’est pas prisonnier d’une forme fixe et peut apprécier les jeux de sonorité.
b) Par la différence entre les personnages des deux frères
« un très grand docteur »
Un personnage que le narrateur condamne en nous faisant sourire à ses dépens: voir son nom- qui n’est pas le nom d’un jardinier traditionnellement désigné par unprénom- « monsieur Jean », voir les adjectifs exagérément laudatifs, bel esprit, beau parleur, son rare génie. Le narrateur précise que le personnage se croit savant, vers 6 ; le lecteur comprend alors que ce n’est pas la vérité…
Un personnage qui ne fait rien d’utile : passait sa vie à lire l’ almanach, à regarder le temps, les girouettes et le vent. L’enjambement insiste sur la liste des COD,mais tous sont aussi vains, comme le sont le  comment du vers 11, le pourquoi du vers 13 et le par quel secret mystère du vers 16.Cette attitude est confortée par les verbes à la forme négative, verbes qui correspondent à sa fonction de jardinier ; il n’arrose pas ses marais, il ne couvre pas ses figuiers.
La conclusion s’impose : et le pauvre docteur…n’a que son frère pour ressource
Un jardinierheureux
Le frère n’a pas de nom et ne semble pas un personnage important. Son portrait se fait en contraste avec celui de Monsieur Jean, ainsi les vers 30 et 31 qui soulignent la quantité du travail qu’il fournit tant dans le temps dès le grand matin, que dans l’espace du jardin arrosait tout du pêcher à l’oseille. Tout lui réussit, et le narrateur ne ménage ni l’hyperbole « tout venait àmerveille, ni l’accumulation : il avait des écus, des fruits, du plaisir.
L’opposition des personnages est donc plaisante parce qu’elle va à l’encontre de nos attentes : l’intellectuel est malheureux quand le jardinier chante.
c) Par un récit simple
Le récit proposé est simple : un héritage ; une façon de le gérer très différente et une fin attendue : le beau parleur doit aller demander de l’aide àson frère tout surpris de n’avoir rien dans ses champs. Le texte insiste, vers 27-28 : le pauvre docteur…n’a que son frère pour ressource » et au vers 36, on sait que c’est le travailleur qui nourrit son frère.
On se demande donc ce que veut dire cette histoire
2. Un récit édifiant
a) L’éloge de la fraternité
L’amitié qui unit les deux frères permet une chute heureuse, et pas celle quenous dictent nos souvenirs de frères opposés, Abel et Caïn par exemple, ou la parabole du fils prodigue. Les deux frères ne se disputent pas ; la fable insiste sur leur affection : liés d’une étroite amitié, vers 3 et à la fin, non seulement le frère travailleur accueille le « docteur » mais il lui donne des conseils et c’est lui qui prononce la morale puisqu’il a le dernier mot, les 5 derniers versau style direct.
b) L’éloge du travail
La question posée à Jean par son frère au vers 41 lequel rapporte davantage? est bien une question rhétorique, c’est à dire une question dont le lecteur a la réponse. En effet, toute la fable a montré que le champ de Mr Jean ne produisait rien ses épinards et sa laitue/sèchent sur pied ; le vent du nord lui tue/ses figuiers qu’il ne couvre pas. Il faut...
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