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  • Publié le : 1 mai 2011
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2.2 L'aveu

D'entrée, Phèdre culpabilise Hippolyte : " Ah ! cruel... " (v. 670). Elle exprime clairement au vers suivant qu'elle sait qu'Hippolyte a bien compris. Elle ne se maîtrise plus du tout(" Eh bien ! connais donc Phèdre et toute sa fureur. " v. 672). Puis nous retrouvons le complexe de sa dualité : elle se sent victime et en même temps coupable (vv. 673-674). Prise dans son discours,elle en profite pour rappeler toutes ses vaines actions pour se libérer de cet amour (vv. 675-676) ainsi que l'origine divine de son sort fatal, comme de celui de sa famille " ...les dieux... ontallumé le feu fatal à tout mon sang ..." vv. 677-682) ; mais aussi, dans les mêmes vers, la haine qu'elle se porte.

Vient ensuite le dangereux parallèle entre l'amour et la haine, lorsqu'elle demande àHippolyte de se souvenir de l'inhumanité qu'elle a manifestée envers lui et de sa volonté de le chasser : tout ce paradoxe compliqué est magnifiquement résumé dans l'asyndète de vers 688 : " Tu mehaïssais plus, je ne t'aimais pas moins. "

Le vers 690 nous réserve un joli parallélisme qui accentue la souffrance qu'a vécu et que vit encore Phèdre : on peut le prendre dans les deux sens. Justeavant de se ressaisir (" Que dis-je ? " v. 693), Phèdre se plaint de sa solitude, ou plutôt du manque d'attention que manifeste Hippolyte à son égard (vv. 691-692). Mais la volonté impuissante del'héroïne ne peut rien contre ce besoin d'aveu, la souffrance du secret est vraiment trop grande (vv. 694-695).

Phèdre semble revenir à la réalité présente, puisque qu'elle revient à son premier projet, quiétait de protéger son fils contre la haine supposée d'Hippolyte (vv. 695-697) et elle se rend compte à quel point elle s'est laissée emportée par son destin (v. 698). Phèdre arrive ici à un tel stadede désespoir, de folie ou peut-être de lucidité qu'elle en demande son châtiment ; le destin ne laisse plus d'espoir que celui de mourir (vv. 699-701).

Au vers 702, Phèdre nous semble lancer...
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