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  • Publié le : 18 novembre 2011
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Lecture Analytique n°1 : Montaigne, « Des Coches »

Comment Montaigne invite-t-il le lecteur à remettre en cause la prétendue naïveté des Indiens ?

Dans ces Essais, Montaigne s’interroge à travers sa propre vie sur la condition de l’homme. Penseur humaniste, il réfléchit dans III, chapitre 6 sur le nouveau monde découvert par Christophe Colomb à la fin du XV siècle et conquit par lesconquistadores Espagnols.
Dans cet extrait du chapitre 6, il relate une rencontre entre les Espagnols et les Indiens. Deux parties sont nettement repérable dans le dialogue qui s’établie de part et d’autre jusqu’à la ligne 11 : les paroles des Espagnols, et de la ligne 12-31 : les paroles des Indiens. Cette rencontre est encadrée par la prise de parole du narrateur-auteur.
C’est pourquoi on peut sedemander comment Montaigne invite les lecteurs à réfléchir à travers ce dialogue à la civilisation des Indiens et à remettre en cause leur prétendue naïveté. Pour répondre à la problématique, j’étudierai dans un premier temps la présentation contrastée des Espagnols et des Indiens, puis dans un second temps j’analyserais la pensée de Montaigne.

I. Une présentation contrastée

a) Les espagnolsDonc tout d’abord, je vais étudier la présentation contrastée des deux interlocuteurs. Mon premier point sera de mettre en valeur les attitudes et les mensonges des Espagnols. Les Espagnols se présentent comme si leur présence était légitime. Ils affirment en effet qu’ils sont envoyés par le Roi et le Pape, ligne 4 et 5. Les Roi et le Pape sont des autorités étrangères aux Indiens et n’ont aucunesignification pour eux. La superlative ligne 4 et la position ligne 5 n’ont aucun sens puisque le double pouvoir temporel (roi) et spirituel (pape) n’est pas reconnu par les Indiens. Les Espagnols cherchent donc à imposer leurs droits qui ne sont pas fondés.
De plus, ils se disent « gens paisibles » ligne 3, mais la fin de leur discours les contredits ligne 11 «menaces », et toutes leurs parolesdépendent d’une condition ligne 6 « tributaires ». Nous savons que les Espagnols mentent car ils extermineront les Indiens, ce qui est un fait historique (cf. avant cet extrait Montaigne déplore : « Tant de villes rasées, tant de nations exterminées, tant de millions de peuples passés au fils de l’épée »).
Mon deuxième point porte sur les demandes autoritaires des Espagnols au discours indirectligne 6 à 9. Premièrement les Indiens doivent payer des impôts au Roi, ligne 7 ils doivent aussi donner ce qui est nécessaires aux Colomb, des vivres et de l’or ligne 8. Enfin ils doivent se convertir, ligne 10. Chaque demande est assortie d’argument qui la justifie, tributaire pour être bien traité, vivres pour la nourriture et l’or pour les médicaments, (notons la curiosité de la justification).Sans doute l’or est un métal précieux auquel les alchimistes prêtaient des vertus particulaires mais c’est plutôt l’attrait de l’or qui est en jeux et l’avidité des Colomb. Enfin les Indiens doivent croire en un seul dieu car c’est la vérité ligne 10. Les menaces servent de conclusion aux exigences des Espagnols.

b) Les Indiens
Maintenant j’aborde le discours les Indiens. IL consiste àréfuter systématiquement la légitimité, la logique et la sincérité des Colomb en les reprenant termes à termes au rythme de l’anaphore, quant aux lignes 22-25, elles soulignent les réponses.
Premièrement on ne peut pas se dire pacifique quand on porte des armes ligne 12 « ils n’en portaient pas la mine ». On ne peut pas se dire puissant quand on est dans le besoins, ligne 13. On ne peut pas donner cequ’on n’a pas ligne 16. Les deux réponses suivantes ligne 17 et 22 qui concernent l’or et la religion, se situent sur un plan différent de celui de la concession : ils veulent biens donné des vivres et de l’or et auraient acceptés l’idée d’un seul et unique dieu s’ils n’avaient pas déjà leurs dieux. Ils clôturent leur discours en répondant à la force par la force ligne 27-28, mais leurs menaces...
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