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  • Publié le : 2 décembre 2009
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DOSSIER :
Baudelaire et les femmes
Toutes ces femmes on jouée un rôle important pour Baudelaire, elles lui ont procurées de l’inspiration. Plusieurs de ses poèmes sont dédié a des femmes .Dans se dossier je vais étudier avec une vingtaine de texte pour montrer le rôle quelle ont jouées pour Baudelaire.
Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'estmeurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiersmonuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !
Dans ce poème Baudelaire fais une personnification de la beauté grâce à l’emploi du pronom personnel « je » (v.1). Elle apparait telle une Déesse qui méprise les hommes « ô mortels » (v.1).Au vers 6 on peut observer un mot qui a deux significations « neige ». Ce mot montre la pureté de son âme mais aussi lafroideur de cette femme. La métaphore du feu « consumeront » (v.11) le montre à nouveau, le feu a deux sans : réconforter et faire souffrir. Le poète est soumis à cette femme, il passe du stade de « poète » (v.9) à de « dociles amant » (v.12).
Baudelaire montre avec ce poème aquelle point cette femme le fais souffrir.
XXXIV
Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux ;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d'agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s'enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,Comme le tien, aimable bête
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et, des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum
Nagent autour de son corps brun.
Dans ce poème Baudelaire fais duchat une métaphore de la femme. Pour cela il pratique a une humanisation du chat par le biais de la comparaison « comme » (v.10) .Le chat et perçus comme un objet de désirs «plaisir » (v.7), « s’enivre » (v.7). Alors que la femme et perçus comme un objet repoussant « froid » (v.11), dangereux (v.13).
Dans ce poème, Baudelaire nous montre les deux parties de la femme : une partie chaleureuse, douce et une autre partie froide, traitre.
LVII
Ex-voto dans le goût espagnol

Je veux bâtir pour toi, Madone, ma maîtresse,
Un autel souterrain au fond de ma détresse,Et creuser dans le coin le plus noir de mon coeur,
Loin du désir mondain et du regard moqueur,
Une niche, d'azur et d'or tout émaillée,
Où tu te dresseras, Statue émerveillée.
Avec mes Vers polis, treillis d'un pur métal
Savamment constellé de rimes de cristal,
Je ferai pour ta tête une énorme Couronne ;
Et dans ma jalousie, ô mortelle Madone,
Je saurai te tailler un Manteau, defaçon
Barbare, roide et lourd, et doublé de soupçon,
Qui, comme une guérite, enfermera tes charmes ;
Non de Perles brodé, mais de toutes mes Larmes !
Ta Robe, ce sera mon Désir, frémissant,
Onduleux, mon Désir qui monte et qui descend,
Aux pointes se balance, aux vallons se repose,
Et revêt d'un baiser tout ton corps blanc et rose.
Je te ferai de mon Respect de beaux Souliers
Desatin, par tes pieds divins humiliés,
Qui, les emprisonnant dans une molle étreinte,
Comme un moule fidèle en garderont l'empreinte.
Si je ne puis, malgré tout mon art diligent,
Pour Marchepied tailler une Lune d'argent,
Je mettrai le Serpent qui me mord les entrailles
Sous tes talons, afin que tu foules et railles,
Reine victorieuse et féconde en rachats,
Ce monstre tout gonflé...
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