Freud

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  • Publié le : 21 janvier 2010
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φ ☼ Freud : Une difficulté de la psychanalyse (1916)

L’anthropologie psychanalytique inflige une triple humiliation à l’homme.

• « Résistance » du public à la psychanalyse
• Constitution d’une science de l’homme
• Les deux principales pulsions défense du moi et libido
• Le refoulement à l’origine de la névrose
• Evolution de la libido : du narcissisme à la relationd’objet
• L’humiliation cosmologique
• L’humiliation biologique
• L’humiliation de la souveraineté de la conscience
• Le moi névrosé n’est plus maître chez lui
• Le conflit psychique à l’origine de la névrose
• L’illusion d’une coïncidence entre conscience et psychisme
• L’anthropologie psychanalytique : une nouvelle vision de l’homme
♎ Un exemple de l’illusionanthropocentriste chez Cicéron 
♎ Exemple de d’argumentations rationnelles qui recouvrent une résistance inconsciente chez Schopenhauer :

« Résistance »” du public à la psychanalyse

« Je tiens à dire d’emblée que je ne pense pas à une difficulté intellectuelle, quelque chose qui rendrait la psychanalyse inaccessible à la compréhension de son destinataire (qu’il soit auditeur ou lecteur),mais à une difficulté affective : quelque chose par quoi la psychanalyse l’aliène les sentiments de son destinataire, de sorte que celui-ci est moins enclin à lui accorder son intérêt ou sa foi. Comme on le voit, les deux sortes de difficultés conduisent au même résultat. Quiconque n’a pas suffisamment de sympathie en réserve pour une chose aura également du mal à la comprendre.

Constitutiond’une science de l’homme

Par égard pour le lecteur, dont j’imagine pour l’instant qu’il n’a rien à faire avec la psychanalyse, il faut que je remonte un peu plus loin. A partir d’un grand nombre d’observations fragmentaires et d’impressions, il a fini par se constituer en psychanalyse quelque chose comme une théorie, qui est connue sous le nom de théorie de la libido. Il est connu que lapsychanalyse s’occupe d’élucider et d’éliminer ce qu’on appelle les troubles nerveux. Pour aborder ce problème, il a fallu trouver un point d’application, et l’on s’est décidé à le chercher dans la vie pulsionnelle de l’âme. Ce sont donc des hypothèses sur la vie pulsionnelle de l’homme qui ont constitué le fondement de notre conception de la nervosité.

La psychologie qui est enseignée dans nos écolesne nous fournit que des réponses très peu satisfaisantes quand nous l’interrogeons sur les problèmes de la vie psychique. Mais il n’est pas de domaine où ses informations soient plus indigentes que celui des pulsions.



Les deux principales pulsions défense du moi et libido

La voie par laquelle nous pourrions sur ce point mettre en place une première orientation est laissée à notrediscrétion. La conception populaire distingue la faim et l’amour comme représentants Vertreter des pulsions qui tendent à conserver l’individu et de celles qui tendent à le reproduire. Nous ralliant à cette distinction qui tombe sous le sens, nous distinguons également en psychanalyse les pulsions d’autoconservation ou pulsions du moi des pulsions sexuelles, et nous appelons la force par laquelle lapulsion sexuelle se manifeste dans la vie psychique, libido - demande sexuelle -, où nous voyons quelque chose d’analogue à la faim, à la volonté de puissance, etc., du côté des pulsions du moi.



Le refoulement à l’origine de la névrose

Sur le terrain de cette hypothèse, nous faisons alors la première découverte importante. Nous apprenons que les pulsions sexuelles sont le facteur de loin leplus important pour la compréhension des affections névrotiques, que les névroses sont pour ainsi dire les affections spécifiques de la fonction sexuelle. Que le fait qu’un homme soit atteint ou non d’une névrose dépend de la quantité de la libido et de la possibilité de la satisfaire et de la décharger par la satisfaction. Que la forme de l’affection est déterminée par la manière dont...
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