Freud

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  • Publié le : 30 décembre 2010
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PH II3, Je suis ce "moi" qui "n’est pas maître dans sa propre maison" – penser avec Freud" (1856-1939 médecin autrichien et inventeur de la psychanalyse)

A, La nécessité de l’hypothèse de l’inconscient

FREUD refuse l’identification de la pensée à la pensée consciente (identification d’inspiration cartésienne ou des philosophies dites "du sujet" comme celles de SARTRE) ; il s’agitde cesser de surestimer la conscience, en reconnaissant dans l’inconscient le fond de toute vie psychique : toute pensée naît des profondeurs d’un processus inconscient. Le psychisme serait scindé en plusieurs dimensions dont la conscience n’est que la partie visible, et c’est l’inconscient = l’ensemble des faits psychiques inconscients = tendances, désirs i.e. pulsions, qui serait la plusdéterminante pour notre pensée et nos actions.
NB : pulsion = force psychique inconsciente qui pousse l’individu à accomplir une action visant à réduire une tension. Ex : pulsion => conscience de soif
Ce qui permet à FREUD d’affirmer cela n’est pas une élaboration théorique mais avant tout une pratique médicale : FREUD est médecin puis théoricien ; il élabore l’hypothèse de l’inconscientpour rendre compte de phénomènes dont la médecine jusqu’alors ne savait rendre compte scientifiquement :
Comment comprendre l’hystérie, cette maladie considérée longtemps comme diabolique, comme simulation ? Comment comprendre le dérèglement souvent spectaculaire de fonctions corporelles (paralysie, trouble visuel ou auditif…) en l’absence de toute causalité « organique » (mécanique du corps) ?Au lieu d’interpréter ces symptômes comme des simulations des patients (ça n’a pas de sens = ils simulent leur paralysie) ainsi que le fait la médecine d’alors, FREUD propose d’y voir l’effet de troubles psychiques profonds qui se manifestent sous la forme visible de dysfonctionnements de la « mécanique » corporelle.
il se base sur l’expérience d’hypnose (=sommeil artificiellementprovoqué) que réalise le docteur BREUER sur une jeune fille hystérique, grâce à laquelle les symptômes de celles-ci disparaissent lorsqu’elle se rappelle avec extériorisation affective (larmes et pleurs) à quelle occasion ces symptômes sont apparus pour la première fois : on peut parler d’évocation libératrice.
L’hystérie est alors dite maladie psychosomatique = qui concerne «à la fois » le corps soma etl’esprit psyché, dont on insiste donc sur l’entremêlement ici, l’impossible (?) départage… Et on va pouvoir en comprendre la logique, y retrouver un sens.
Ce qui manque de sens du point de vue de la conscience en donc trouverait du point de vue de l’inconscient, ce qui suppose un déterminisme psychique : toutes nos idées, même les plus « maîtrisées », ne suivent pas le cours arbitraired’une pensée-volonté sans cause, mais procéderaient d’une logique inconsciente, souterraine. Le psychisme s’insère dans une chaîne de causes à effets, comme toutes les choses de la nature.
Ainsi, non seulement les évidents troubles du comportement mais aussi certains phénomènes humains dont nous ne nous soucions pas tant ils paraissent absurdes, insignifiants, seraient en réalitéles manifestations de désirs inconscients, les traductions symboliques de nos pulsions les plus enfouies, qu’il s’agit d’interpréter : le contenu manifeste est l’indice d’un contenu latent i.e. est un symptôme. Tout homme même sain « constate » son inconscient lorsqu’il rêve par exemple, ou quand il fait un acte manqué = acte pour lequel le résultat prévu par le sujet est remplacé par un autrerésultat qui n’était pas consciemment visé (ex : quand nous disons un mot à la place d’un autre, dans le lapsus) ; il représente l’irruption de l’inconscient (sous forme de symptôme) dans la vie quotidienne, et requiert un décryptage pour en trouver le sens (= l’intention inconsciente) caché sous l’apparence absurde, incohérente
L’hypothèse de l’inconscient n’a de sens que comme recherche...
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