Freud

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  • Publié le : 13 novembre 2011
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Dans chacun de nos pays qui se veut développé, l'accent est mis de façon évidente ces dernières années sur l'éducation et l'encadrement des enfants dès leur plus jeune âge. Sur les méthodes utilisées, les avis sont partagés car on peut se demander si notre système ne présente pas certains effets pervers inconnus de nous ou que nous nous obstinons à ignorer.
Freud, psychanalyste de notre siècle,ne serait-il pas en mesure de nous aider à y voir clair ? Il se démarque en effet du point de vue de ses contemporains en refusant de cautionner certaines dispositions de l'éducation qui, selon lui, font de l'enfant une victime, ainsi que l'atteste le passage de son œuvre qui traite de la valeur de l'éducation jugée du point de vue psychanalytique.
Un examen attentif du texte devrait nouspermettre, au vu du cheminement réflectif de Freud, de savoir si l'on doit ou non continuer sur notre lancée au risque de poursuivre sur un cheminement pédagogique erroné.
 
 
Tout au long du texte, Freud tente de clarifier une situation équivoque, qui est celle dans laquelle nous nous trouvons en matière de pédagogie. En effet, il est question pour lui de mettre le doigt sur une monstruositéengendrée par notre système, à savoir le refoulement, fruit vénéneux de notre modèle éducatif.
C'est pourquoi Freud est amené à s'interroger sur d'éventuelles solutions qui permettraient aux parents, mais aussi au corps enseignant, de rompre avec le processus pathogène du refoulement.
De cette façon, Freud se pose sans équivoque comme étant en contradiction avec les gens de son époque et se portevolontaire pour apporter des solutions au problème qu'il soulève. Il est d'avis que le refoulement engendré par la " répression d'instincts puissants exercée par l'extérieur " conduit immanquablement à la névrose. Il pense que l'homme devrait s'appuyer sur ses tendances, fussent-elles perverses, pour s'améliorer; c'est ce qu'il appellera le processus de sublimation.
Freud argumente en deux temps : ilénonce tout d'abord sa critique qu'il justifie, développe et synthétise ensuite. Dans la première phrase, il exprime son point de vue sur la répression de instincts en l'opposant à l'opinion commune qu'il récuse, à savoir l'extinction ou la domination des " instincts asociaux " qui sommeillent en nous. Dans la suite du passage, il explicite le bien-fondé de sa thèse en mettant l'accent sur les effetsnéfastes découlant d'une telle initiative de répression. Il développe ensuite les caractère positif que pourraient revêtir nos tendances perverses innées en nous proposant le procédé innovant qu'est la sublimation, le tout en s'appuyant sur un constat prouvant la raison d'être de sa thèse. Pour finir, il fait une brève synthèse de son argumentation et quitte le lecteur sur un conseil qui lepoussera à s'interroger.
 
 
Freud se livre d'entrée de jeu à une critique sans ménagement, consistant à dire que la répression de nos instincts n'en a jamais fait des pulsions anéanties ou dominées. C'est pourtant l'idée que se font la majorité des gens. Au terme de l'éducation qui lui est dispensée depuis son plus jeune âge, un individu doit ressortir purifié de ses tendances " honteuses "originelles pour n'être plus qu'un être digne, maître de lui, animé uniquement d'intentions louables. En d'autres termes, de l'éducation surgirait l'être humain au sens noble du mot. Or Freud s'oppose catégoriquement à cette théorie, qu'il juge aberrante. Pour lui, le refoulement occasionné par une telle pratique éducative est source de névroses. Le but de l'éducation est donc manqué en ce que celle-ciopère sur ses " sujets " l'effet inverse que l'objectif initialement fixé. L'éducation va alors à l'encontre de sa finalité formatrice car au lieu de nous laver de notre facette maligne, elle s'ajoute comme source supplémentaire de maux. Non contente de pervertir l'être humain, elle le mène à sa ruine.
Après avoir dénoncé sans ménagements l'éducation répressive, Freud s'appuie sur sa pratique...
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