From a suspension of mercy

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  • Publié le : 24 mars 2011
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INTRODUCTION
Parmi les avis qui diffèrent sur le progrès des sciences et des techniques, il y a ceux qui trouvent fatiguant d’en entendre parler qu'en termes négatifs auxquels il faut imposer des limites et des précautions. Et qu’il est, selon eux, irresponsable de vouloir fixer des limites au progrès technique ou scientifique, tout simplement car il est impossible d’empêcher des centaines depays et des milliers de scientifiques de chercher et d'inventer.
Alors une question se pose : Faut-il fixer des limites aux progrès des sciences et des techniques ou pas, et en fonction de quel principes ?
I-/ LA SCIENCE
Depuis les années 80, l'avancée du progrès de la science et de la technique, notamment dans le domaine de la procréation et du génie génétique, s'est affirmée progressivementen France comme dans les autres pays les plus développés. Ainsi, la nécessité de créer une loi concernant la bioéthique s'est accentuée, et les premières lois ont été adoptées en 1994.
La France a été première dans ce domaine. La plupart de ses voisins européens ont suivi cet exemple, et se sont dotés depuis de lois dans le domaine des sciences de la vie, avec le même souci de trouver "un pointd'équilibre entre la protection des droits fondamentaux de la personne, et la non-entrave aux progrès de la recherche" *1.
1) LES ENJEUX DE LA BIOETHIQUE
Le progrès des sciences et des techniques a permis de découvrir de nouvelles méthodes médicales d'examens. A terme ce progrès pourrait sauver des millions, voir des milliards de vies humaine. On peut donc répondre, à première vu, à la question surles limites par NON. De plus les pays démocratiques devraient garder une position de leader scientifique, ne serait-ce que pour pouvoir parer au danger d'autres nations, ou organisations peu scrupuleuses, utilisant ces progrès à de mauvaises fins. Par ailleurs, la science a apporté certainement beaucoup plus d'améliorations que de problèmes dans l'histoire de l’humanité.

Mais le débat sur labioéthique ne cesse de s'élargir. Par le terme de bioéthique l'on entend l'établissement d'une morale vis à vis de l'application de la science sur la vie humaine. Ainsi, deux questions fondamentales se posent.
Dans un premier temps, qu'est-ce que l'Homme ? Les réponses à cette interrogation divergent beaucoup. Cependant, elles se rejoignent toutes sur un point : l'homme est par essence un êtredigne, et il convient de préserver la vie humaine dans sa dignité.
Deuxième question : à l'heure actuelle où les progrès scientifiques prolifèrent, notamment dans le domaine des biotechnologies, quelles limites devons-nous fixer à la science appliquée à la vie ? En d'autres termes, à partir de quel stade devient-elle immorale et nuisible à la dignité de la vie ? 
2) L’EUGENISME

Cette bioéthiquea beaucoup de répercussion notamment sur le dépistage prénatal. En effet à l’heure où notre société est tournée vers l’uniformisation, des techniques ont été mises au point afin de diagnostiquer de possibles problèmes génétiques (telle une maladie ou encore une anomalie fœtale) sur le fœtus humain in utero *2.
Mais que recherchons-nous vraiment au travers de cette surveillance médicale? Neserait-ce pas une sorte d’exigence de « qualité ». Ne basculons-nous pas en France vers une sorte d’eugénisme ? Eugénisme qui est l'amélioration des caractères héréditaires de l'espèce humaine par une intervention délibérée. Pour citer un exemple, il a été pratiqué sous le régime nazi où l’argument idéologique fût la sauvegarde de la race aryenne ce qui s’effectuait par une sélection des individus.Alors, pour éviter de ne pas basculer à nouveau dans cette voie il faut prendre en compte différents critères :
– Tout d’abord, jusqu’où peut-on améliorer l’existence d’un individu et de son entourage sans pour autant améliorer l’espèce humaine ?
– Ensuite, voir si la prévention des risques de malformation et si la rectification du gène dans les cellules reproductrices n’est pas une forme...
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