Front populaire 36 39

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 14 (3375 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 24 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
La France, du front populaire à la guerre (1936/1939)
I. 1936 : le front populaire, un esprit nouveau
a. Origines et formation
6 février 1934, considéré par la gauche comme une tentative de coup d’état fasciste, a provoqué dans les rangs des militants un très vif désir d’union. Tactique « classe contre classe » : les dirigeants communistes continuent à dénoncer les socialistes comme dessociaux traitres.
Radicaux et socialistes sont séparés par les rancœurs consécutives à l’échec des deux tentatives de cartels.
Mai 1934 : les choses évoluent. Tirant la leçon de l’arrivée au pouvoir de Hitler, favorisée par la division des partis de gauche en Allemagne, l’Internationale s’oriente vers la stratégie du « front populaire » : l’ennemi prioritaire n’est plus le socialisme, mais lefascisme ; pour lutter contre lui, les communistes doivent se rapprocher, non seulement des socialistes, mais aussi des partis bourgeois démocratiques. Appliquant cette nouvelle tactique, les communistes signent avec les socialistes un pacte d’unité d’action en juillet 1934.
Or les radicaux, membres d’un parti bourgeois réformiste et patriote, n’ont que méfiance envers un parti communiste quise présente comme un parti ouvrier révolutionnaire et internationaliste. Toutefois la signature en mai 1935 du pacte franco soviétique comportant l’approbation par Staline de la volonté française de défense nationale va lever une partie de l’obstacle, les communistes votant désormais les crédits de défense nationale. D’autre part, le parti communiste change de ton, exaltant désormais les valeursnationales, le drapeau tricolore, la révolution de 1789 et les radicaux eux-mêmes. Enfin au parti radical, une aile gauche conduite par Edouard Daladier prend position en faveur du Front populaire. Le 14 juillet 1935, 500 000 manifestants défilent à paris derrière le communiste Thorez, le socialiste Blum, et le radical Daladier. A la suite de cette manifestation est crée un comité national durassemblement populaire ou siègent de diverses organisations de gauche, les trois partis communiste, socialiste et radical et les syndicats CGT et CGTU.
Un accord de désistement entre les candidats des divers partis du rassemblement populaire est conclu pour le second tour des élections de 1936 et un programme qui doit servir de plate forme commune est adopté. Autour du slogan «  pain paix liberté »c’est en fait un programme très modéré, proche du programme radical.

b. La victoire de 1936
Les élections d’avril mai 1936 marquent la victoire du Front populaire. Au second tour la discipline républicaine joue, et les partis du front populaire rassemblent 369 députés contre 236 à la droite.
Communistes gagnent 72 députés, radicaux 116, SFIO 146 députés plus 26 néo socialistes
Pour lapremière fois, les socialistes possèdent le groupe le plus nombreux à la chambre. Aussi est-ce à Léon Blum, principal dirigeant du parti socialiste, que le président de la République fait appel pour former un gouvernement. Celui-ci, dans lequel se trouvent 3 femmes, est constitué de socialistes et de radicaux, les communistes le soutenant sans y participer.

c. Les grèves de juin et les réformessociales
Au moment où Léon Blum arrive au pouvoir la France connait une vague de grèves qui touchent près de deux millions de salariés. Elles se sont spontanément déclenchées après la victoire du Front populaire, pour des raisons diverses : préparer la nationalisation des industries de guerre, faire aboutir des revendications de salaires ou de conditions de travail… Ces grèves qui s’accompagnentde l’occupation des lieux de travail affolent les patrons qui y voient une tentative d’expropriation et le début des révolutions sociales. A leur demande, Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon les représentants du patronat et ceux de la CGT qui signent, le 7 juin, les accords de Matignon. Ceux-ci donnent aux ouvriers des augmentations de salaires de 7 à 15%, reconnaissent le droit syndical dans...
tracking img