Gargantua

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  • Publié le : 15 mars 2010
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Exposé Gargantua
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Développement
I. Une oeuvre emblématique dans son siècle
Dans Gargantua, Rabelais reprend les grands thèmes de son temps qui ont nourri la réflexion de tous les penseurs de la Renaissance, qu’ils soient érudits humanistes, hommes de lettres ou poètes.L’éducation
Parodie de l’art sophistique
Caricature des érudits de Sorbonne
Ce projet est pour Rabelais lui-même non réalisable par définition et s’inscrit dans la fiction gigantale
Mais il rend compte aussi de ce que l’humanisme est en soi utopie.
La politique, ou l’art de bien gouverner
Il faut analyser ici la figure de Grandgousier qui fonctionneen contre-point par rapport à la figure de Picrochole et permet de mettre en place une réflexion sur l’art de bien gouverner. En effet, Grandgousier :
s’entoure de bons conseillers
a l’art de la mesure
a un sens de l’action : il sait passer à l’action quand nécessaire
Grandgousier est ainsi la figure du bon gouvernant qui s’inscrit dans la réflexion du temps, en échoavec Le Prince de Machiavel. On découvre par ce biais la dimension polémique du roman de Rabelais : Grandgousier est un contre-point à l’action de Charles Quint, qui lui est représenté dans le roman par Picrochole, personnage qui apparaît comme une caricature des volontés impériales de Charles Quint.
La religion
Il faut analyser ici la figure de frère Jean qui interroge et suppose une lecture àplusieurs niveaux.
{draw:frame} Figure débonnaire, svelte, grand, sportif, frère Jean s’inscrit en faux par rapport à la figure des moines. C’est une manière de satire de la vie monocale du temps, de ses excès.
{draw:frame} Mais Rabelais s’amuse à rependre tous les poncifs de son temps contre les moines : plus sérieusement il se moque des idées toutes faites, met en garde contre les a priori{draw:frame} Finalement, les grandes diatribes de Frères Jean permettent à Rabelais de développer une réflexion sur l’inanité d’un {text:soft-page-break} corps religieux qui s’inscrirait en-dehors du temps, en-dehors de la réalité, d’où la remise en cause du concept d’un clergé régulier, et une réflexion sur la liberté, sur le libre-arbitre : rapport du religieux à la liberté individuelle.Il se fait plus largement l’écho de la réflexion et des croyances qui ont animé ce siècle humaniste. Soif de connaissance / croyance en le progrès
Le programme de Ponocrates donne à entendre cette soif de connaissance. On y découvre l’intérêt porté aux anciens, notamment Cicéro et Plutarque, qui sont comme des références. Rabelais souligne aussi la multiplicité et l’importance deslangues. Ces éléments apparaissent comme des poncifs du programme culturel humaniste.
Cette soif s’entendait plus encore dans la lettre à Pantagruel dans le Pantagruel où l’accumulation, l’effet de surenchère, est encore souligné par l’effet de polysyndète :
« J’entends et veux que tu apprennes les langues parfaictement. Premièrement, la Grecque comme le veut Quintilien. Secondement, la altine.Et puis l’Hébraïcque pour les sainctes lettres, et la chaldaïque et arabicque pareillement. »
Enfin, cette soit s’accompagne de la croyance en le progrès ; celle-ci tient à la manière de penser l’homme en conformité aux idées de Plutarque : importance des dispositions naturelles, mais infinies possibilités de progression par l’exercice.
La réflexion sur l’homme et sur sa place dans le mondeLe rôle de la fiction du géant est essentiel. Il agit comme un miroir grossissant de l’humanité, par exemple dans ses tares et ses conséquences avec l’épisode des fouaces comme point de départ d’une guerre horrible. La fiction du géant fait aussi réfléchir et travailler à la relativité.
Interrogation sur un possible bonheur et ses modalités
Le texte de l’abbaye de Thélème propose tout...
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