Gargantua

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  • Publié le : 2 mai 2011
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A galopar
Las tierras, las tierras, las tierras de España,
las grandes, las solas, desiertas llanuras.
Galopa, caballo cuatralbo,
jinete del pueblo,
al sol y a la luna.
¡A galopar,
a galopar,
hasta enterrarlos en el mar !
A corazón suenan, resuenan, resuenan
las tierras de España, en las herraduras.
Galopa, jinete del pueblo,
caballo cuatralbo,
caballo de espuma.
¡A galopar,
agalopar,
hasta enterrarlos en el mar !
Nadie, nadie, nadie, que enfrente no hay nadie ;
que es nadie la muerte si va en tu montura.
Dès leur apparition, les nouvelles technologies de l'information et de la communication ont été vues par un grand nombre d'universitaires, de politiciens ou de militants comme un instrument capable de renforcer la démocratie. A la fois moyen de communication etd'expression, mais aussi outil pédagogique, l'internet semblait pouvoir donner naissance à une nouvelle forme de démocratie "virtuelle" dans un contexte de crise de la démocratie représentative réelle.

Qu'en est-il aujourd'hui ? Des formes de démocratie purement virtuelle existent-t-elles et quelles sont leurs limites ? Plus encore, ces formes de démocratie virtuelle sont-elles vraiment souhaitableset possibles ?
I Les formes de démocratie virtuelle: existence et limites
1)Les Communautés virtuelles
Le livre de Howard Rheingold marque le début de l’étude sociologique du réseau, qui peut permettre d’étudier la démocratie qui peut s’y développer. Il s’agit de l’expérience d’une communauté qui s’appelle le WELL, qui est une sorte de news group limité à San Francisco et sabanlieue (en tout cas à ses débuts). L’auteur souligne l’intensification des relations humaines via le réseau, indispensable pour le développement d’une démocratie virtuelle. Pierre Lévy, le "philosophe du cyberespace" pour certains, considère cette "ingénierie des liens sociaux" comme l’enjeu majeur du prochain millénaire. Il s’agit selon lui de la prochaine évolution sociale majeure qui permettrade réduire le gâchis des compétences et l’exclusion.
Les forums de discussion sont le symbole du libre accès de chacun à la démocratie sur le réseau et aux débats qui y ont lieu. Ils peuvent, selon certains auteurs, montrer en quoi la démocratie virtuelle est sans aucun doute plus proche du modèle athénien que la démocratie "réelle". En effet, ils permettent l’intervention de chacundans le débat public, sans distinction de quelque nature que ce soit et sans hiérarchie. On passe d’une relation qualifiée de "one to many" à une de type "many to many". En clair, si un homme politique s’adresse aux citoyens par le biais de la télévision, il leur ôte tout droit de réponse. Par contre, les internautes rétablissent un vrai débat entre tous. S’agirait-il du gouvernement du peuple parle peuple ?
L’aspect politique des forums de discussion se traduit par forte politisation de ces forums et une forte affluence aux forums de discussion politique. Le deuxième forum français le plus fréquenté après un forum dédié à l’informatique est le forum fr.soc.politique. En visitant ce forum (en se reportant aux débats récents ou plus anciens), on se rend compte que lesdiscussions s'y déroulant sont différentes des débats existant ailleurs que sur l'internet. Il existe une grande liberté d’opinion sur des sujets comme la Serbie ou la Tchétchénie par exemple. De plus, des débats se développent, souvent éloignés des problèmes politiques directs et des solutions préconisées par les partis. Ces débats sont souvent déconnectés des agendas médiatiques et sans aucune impositionde problématique.
2) Limites des réseaux
Pourtant, les communautés virtuelles ont des limites, en particulier les newsgroups. Rien ni personne ne contrôle Usenet dans son ensemble : en d’autres termes, il n’y a pas de gouvernement Usenet. Usenet ne peut donc être une démocratie au sens représentatif du terme.
De plus, les groupes de news fonctionnent comme des...
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