Gaston deferre

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  • Publié le : 7 novembre 2010
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Gaston Paul Charles Defferre, né le 14 septembre 1910 à Marsillargues (Hérault) et mort le 7 mai 1986 à Marseille, est un résistant et un homme politique français. Membre de la SFIO puis du Parti socialiste, il est maire de Marseille d'août 1944 à novembre 1945, puis de mai 1953 à sa mort en 1986.

Parlementaire et ministre à plusieurs reprises sous les IVe et Ve Républiques, il donne son nom àdeux lois importantes : la loi-cadre de 1956 ouvrant la décolonisation en Afrique et celle de 1982, sur la décentralisation.

Gaston Defferre naît dans une famille protestante cévenole, au mas de Bony, demeure construite par son grand-père Pierre Causse. Il est le second enfant de Paul (1882-1961), avoué à Nîmes et de Suzanne, née Causse (1882-1971) qui eurent trois autres enfants,Marie-Louise[N 1], née en 1908, Monique, née en 1912 et Jacques en 1914[1].

Sa mère se charge de son éducation avant qu'il n'aille poursuivre ses études secondaires au Lycée de Nîmes.

Gaston Defferre découvre l'Afrique lorsqu'il se rend avec sa famille à Dakar où son père a ouvert un bureau. En 1922, avec sa mère, il rentre en métropole. Après des études de droit à la faculté d'Aix-en-Provence, ils'inscrit comme avocat au barreau de Marseille en 1931. En 1933, il devient militant socialiste et adhère à la 10e section de la SFIO de la ville. Cette période est politiquement très agitée. Simon Sabiani, premier adjoint du maire Georges Ribot (1931-1935), incarne le basculement d'une partie de la gauche vers la droite extrême et, en raison de ses relations avec François Spirito et Paul Carbone, laconfusion entre la politique et les affaires de droit commun. Les affrontements politiques culminent aux élections cantonales de 1934 avec la montée du Parti communiste, emmené par Jean Cristofol et François Billoux, puis aux municipales de 1935, où l'emporte le candidat socialiste Henri Tasso qui devient maire.

Pendant cette époque troublée, Gaston Defferre n'apparaît pas publiquement. Le 13septembre 1935, il épouse Andrée Aboulker (1912-1993), médecin, issue d'une famille d'Alger, cousine (et future épouse) de José Aboulker, chirurgien qui s'illustrera dans la libération de l'Algérie en 1942.

Non affecté à une unité combattante pour des raisons médicales, il reste à Marseille et est démobilisé le 27 juillet 1940. Il reprend contact avec quelques socialistes marseillais dont ilconnait l'esprit anti-Vichyssois, dont Horace Manicacci et Fernand Trompette, piliers de la SFIO marseillaise. Il prend contact avec l'avocat et parlementaire Félix Gouin qui organise tous les mardis à son cabinet, rue de la Darse à Marseille, une réunion des socialistes de la Ville. Gouin relaie les décisions prise par le Comité d'action socialiste créé par Daniel Mayer.

À la fin de 1940, Defferreest un des premiers résistants à rejoindre le réseau créé par Lucas (le capitaine Pierre Fourcaud), qui, adjoint du colonel Passy au BCRA, arrive de Londres pour superviser la création de réseaux en zone non occupée.

Le mouvement devient ensuite sous la houlette de son confrère du barreau André Boyer le réseau de renseignement Brutus. Defferre utilise de nombreux pseudonymes dont celui deDanvers, puis à partir de 1943, de Massereau.

En juin 1941, il participe au comité exécutif du Parti socialiste clandestin, constitué par Félix Gouin. Il soutient la création d’un Conseil national de la Résistance. Il rejoint la clandestinité lorsque les Allemands envahissent la zone libre le 12 novembre 1942.

Ses responsabilités sont importantes. La veille de l’arrestation de Jean Moulin, il setrouve au côté du chef de la Résistance dans la région lyonnaise. À Londres, à Alger, il rencontre les dirigeants de la France libre. Cependant, il refuse de siéger à l'Assemblée consultative provisoire qui siège à Alger à partir de novembre 1943 car il préfère être présent à Marseille.

L'une des rares anecdotes connues à propos de son combat de l'ombre sera celle d'une évasion à Toulouse au...
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