Gauguin

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  • Publié le : 24 avril 2010
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PAUL GAUGUIN
Ses débuts
De son vrai nom : Eugène Henri Jean-Paul Gauguin, il est né à Paris en 1848. Son père est Clovis Louis Pierre Guillaume Gauguin, né en 1814, et décédé en 1849. Sa mère, née Aline Chazal, née en 1825, et décédée en 1867.
Le peintre a d'ailleurs passé les années de sa plus tendre enfance à Lima (Pérou) où son père, mort au large de Punta Arenas, pensait trouver lafortune. Après avoir fait ses études à Orléans, Gauguin s'embarque dans la marine marchande puis dans la marine française et navigue sur les mers du monde durant six années. À son retour en France en 1870, il se convertit en agent de change à la Bourse à Paris et connaît un certain succès dans ses affaires. Il partage alors une vie bourgeoise confortable avec sa femme, la Danoise Mette-Sophie Gad,et leurs cinq enfants : Émile, Aline, Clovis, Jean-René et Paul-Rollon. Son tuteur, Gustave Arosa, homme d'affaires et grand amateur d'art, introduit Gauguin auprès des impressionnistes. En 1874, il fait la connaissance du peintre Camille Pissarro et voit la première exposition du courant impressionniste. Comme son tuteur, il devient amateur d'art et s'essaye alors à la peinture. Il expose parconséquent avec les impressionnistes en 1876, 1880, 1881, 1882 et 1886.
La révélation de sa passion
 l'âge de seize ans, il s'engage comme matelot pour cesser des études qui coûtaient trop à sa mère; car la fortune avait disparu avec le père mort. Il voyage beaucoup. Puis, dans le silence des nuits de quart, inconsciemment, il prend le goût du rêve et de l'infini, et, quelques fois, aux heuresde repos, il dessine, mais sans aucun but et comme pour "tuer le temps". Sensations courtes, d'ailleurs, il n'a pas encore reçu de choc ; il n'a pas encore senti naître la passion de l'art qui va s'emparer de lui et l'étreindre tout entier.
Une fois revenu à Paris, son temps de service est fini. Paul Gauguin entre dans les affaires. Tout le temps que lui laissent libre ses travauxprofessionnels, il l'emploie à peindre. Il peint avec rage. L'art devient sa préoccupation unique. Il s'attarde au Louvre, consulte les maîtres contemporains. Son instinct le mène aux artistes métaphysiques, aux grands dompteurs de la ligne, aux grands synthétistes de la forme. Il se passionne pour Puvis de Chavannes, Degas, Manet, Monet, Cézanne, les Japonais, connus à cette époque de quelques privilégiésseulement. Chose curieuse et qui s'explique par un emballement de jeunesse, et, mieux, par l'inexpérience d'un métier qui le rend mal habile à l'expression rêvée, en dépit de ses admirations intellectuelles, de ses prédilections esthétiques, ses premiers essais sont naturalistes. Il s'efforce de s'affranchir de cette tare, car il sent vivement que le naturalisme est la suppression de l'art, comme ilest la négation de la poésie, que la source de toute émotion, de toute beauté, de toute vie, n'est pas à la surface des êtres et des choses, et qu'elle réside dans les profondeurs où n'atteint plus le crochet des nocturnes chiffonniers.
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En dépit de son apparente robustesse morale, Paul Gauguin est une nature inquiète, tourmentée d'infini. Jamais satisfait de ce qu'ila réalisé, il va, cherchant, toujours, un au-delà. Il sent qu'il n'a pas donné de lui ce qu'il en peut donner. Des choses confuses s'agitent en son âme; des aspirations vagues et puissantes tendent son esprit vers des voies plus abstraites, des formes d'expression plus hermétiques. Et sa pensée se reporte aux pays de lumière et de mystère qu'il a jadis traversés. Il lui semble qu'il y a là,endormis, inviolés, des éléments d'art nouveaux et conformes à son rêve. Puis, c'est la solitude, dont il a tant besoin; c'est la paix, et c'est le silence, où il s'écoutera mieux, où il se sentira vivre davantage. Il part pour la Martinique. Il y reste deux ans, ramené par la maladie: une fièvre jaune dont il a failli mourir et dont il est des mois et des mois à guérir. Mais il rapporte une suite...
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