Gaz de schistes

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  • Publié le : 11 février 2012
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Gaz de schiste schiste : rupture technologique, conséquences géopolitiques et problématique environnementale.

Intro
Les gaz de schistes ont connu un essor extraordinaire ces dernières années aux États-Unis du fait d’avancées technologiques importantes. En Europe, les compagnies pétrolières commencent seulement à s’intéresser à ces gaz non conventionnels dont les ressources pourraient êtreimportantes. Ces nouvelles technologies pourraient amener des évolutions géopolitiques majeures dans la décennie en cours. Seul problème, un impact environnemental désastreux d’où l’inquiétude grandissante des ONG et des militants écologistes.

La technique : Le gaz schiste en quelques lignes

Le gaz de schiste fait partie des gaz non conventionnels et se différencie du gaz conventionnel car ilest réparti de manière diffuse dans les couches géologiques et ne peut être exploité de manière classique. Pour l’extraire, il est donc nécessaire de forer des puits horizontaux à partir d’un puits vertical, puis de fracturer la roche. Le fluide injecté lors de la fracturation hydraulique est formé par un mélange d’eau et de sable, avec des additifs chimiques (1 % maximum). L’injection de cemélange sous forte pression (plus de 100 bars) va permettre la fracturation artificielle de la roche. Le sable injecté a pour but de maintenir les fractures ouvertes une fois la fracturation hydraulique effectuée, afin de former un drain pérenne par lequel le gaz va pouvoir être produit. Les additifs chimiques renforcent l’efficacité de la fracturation hydraulique.
Généralement la profondeurd’exploitation des gaz de schiste est de l’ordre de 1500 à 3000 mètres de profondeur.
Le puits produit quelques années puis est abandonné, et un nouveau puits est foré quelques centaines de mètres plus loin.

Impacts environnementaux : Un danger pour l’environnement et pour la santé

Les Amis de la Terre, association luttant pour la protection de l’Homme et de l’Environnement, dénonce ouverte lesimpacts négatifs que le mode d’extraction de cette ressource peut engendrer en termes de risques sanitaires et environnementales.
D’un côté, la technologie permet de favoriser l’utilisation de gaz, énergie moins émettrice de CO2 que le charbon. Mais le premier impact concerne la ressource en eau, le fracking engendre une utilisation intensive d’eau et d’énergie qui peut annuler les effetspositifs de l’utilisation du gaz. En effet, l’ordre de grandeur de la quantité d’eau nécessaire à la réalisation d’un forage et à la fracturation hydraulique varie de 10 000 à 15 000 m3.

Sans compter qu’une pollution des nappes phréatiques est toujours possible. Aujourd’hui, diverses études tendent à montrer que les résidus issus de l’exploitation des gaz schisteux sont chargés de sulfates et debenzène, rejetés tels quels dans le milieu naturel. Le développement très rapide de l’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis depuis quelques années a donné lieu à quelques cas supposés de contamination des nappes phréatiques superficielles par des fluides de fracturation qui induit une contamination des sources d’eaux potables à proximité des sites d’extraction.
L’agence Américaine deProtection de l’Environnement a déjà annoncé la présence de composés hautement cancérigènes dans ces mixtures industrielles.

Enfin, l’impact sur le paysage n’est pas des moindres : sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres !

Des enjeux décisifs - Les conséquences géopolitiques d’une rupture technologique.Jusqu’au début des années 2000, le coût d’extraction de ce gaz était trop important pour développer massivement l’exploitation. Mais la hausse, mondiale et continue, du prix du gaz a changé la donne. Outre l’accessibilité due à l’avantage économique, ce regain d’intérêt pour la ressource en gaz de schiste semblerait dissimuler un réel enjeu géopolitique dû à l’abondance des réserves...
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