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  • Publié le : 23 mars 2010
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L’ironie, une arme littéraire
Étymologie : vient du grec « Eironeia » : interrogation. C’est l’action d’interroger
en feignant l’ignorance.
L’ironie comme armeprivilégiée des philosophes : le cas de
Voltaire
L’ironie se traduit par plusieurs procédés rhétoriques. Dans ce sens, on note l’antiphrase qui consiste à dire lecontraire de ce que l’on veut faire comprendre.
Dans une argumentation, l’ironie est une arme très efficace car elle place les rieurs de son côté. De plus, l’auteurhabitue le lecteur à se méfier des apparences, lui apprenant le scepticisme tout en luttant contre les préjugés. Ainsi, l’ironie est une forme philosophique etpédagogique. L’ironie consiste alors à donner la parole à son adversaire pour montrer avec humour, les lacunes de son raisonnement.
Dans une énonciation, l’auteur metdélibérément une distance entre lui et son énoncé. Elle implique une lecture active et critique du lecteur qui se doit de saisir ce décalage entre ce qui est dit etce qui est pensé pour pouvoir accéder au sens réel du texte.
L’ironie étant une forme polémique réprimée au XVIII°siècle, seuls certains auteurs comme Voltaire etMontesquieu se sont risqués à l’employer. On la retrouve cependant dans de nombreux pamphlets.
Chez Voltaire : Elle consiste à leurrer le lecteur avant de ledésabuser.
Ainsi, l’ironie a une place prédominante dans les textes des Lumières. Notamment utilisée contre l’ignorance, les superstitions et les persécutions, elle joue unvéritable rôle pédagogique en ralliant les lecteurs grâce au rire, et en les habituant à se méfier des apparences.
Scepticisme : critique de la prétention à la vérité
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