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Genres Littéraires : La poésie :
Métrique, rythme et sonorités
- La versification -
     
 
 
 
Plan de la page
 
Introduction |
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I- L'étude des vers et des strophes | La mesure des vers Les différents types de vers Du vers à la strophe |
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II- L'architecture sonore : l'étude des sonorités | La rime : cas particulier d'écho sonore L'unitésonore |
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III- Le rythme du texte en vers | L'accent La coupe L'enjambement Le rejet et le contre-rejet |
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IV- Les images poétiques | La comparaison en poésie La métaphore en poésie La personnification et l'allégorie |
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Introduction
La versification est l'ensemble des règles et des techniques concernant l'écriture dupoème. Vers le milieu du XIXe siècle, les poètes se sont affranchis de ces règles et ont créé leurs propres normes poétiques.
Dans le langage ordinaire, les sons des mots sont secondaires: c'est leur sens qui compte. Les poètes, eux, travaillent les sonorités pour qu'elles contribuent à la création du sens et à la musique des vers.
Enfin, le langage poétique a souvent recours à des comparaisonset des métaphores. Ces images rapprochent deux réalités plus ou moins éloignées; elles s'adressent à l'imagination du lecteur.
Bref, la poésie veut être une puissance d'enchantement qui charme profondément l'auditeur ou le lecteur. C'est pourquoi la poésie est conçue, dès son apparition, pour être chantée ou récitée, comme le font au Moyen Âge ménestrels et troubadours. Elle entraînel'élaboration d'un nouveau langage qui repose sur le rythme et les sonorités, l'unité du vers et celle de la strophe...

       
  | I- L'étude des vers et des strophes1. La mesure des versPour mesurer un vers, il faut compter les syllabes prononcées (ou mètre) :
Exemple : C'était l'heure tranquille où les lions vont boire. (Victor Hugo) C'é | tait | l'heu | re | tran | qui | lle où | les | li | ons |vont | boire. |
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Cependant, il faut tenir compte de trois particularités : 1)- la régle du «e» muet, 2)- La synérèse, 3)- la diérèse.  1.1. La règle du - e - muetÀ l'intérieur d'un vers, on compte la syllabe qui se termine par un « e » muet si la syllabe suivante commence par une consonne, on ne la compte pas si la syllabe suivante commence parune voyelle. À la fin d'un vers, on ne compte jamais le « e » muet.
Exemple : Il tire, traîne, geint, tire encore et s'arrête. (Victor Hugo) il | ti | re, | traî | ne, | geint, | ti | re en | co | re et | s'arrête |
-- Les -e- colorés en bleu sont comptés
-- Les -e- colorés en rose ne sont pas comptés |
 1.2. La diérèseDeux sons habituellement prononcés groupés doivent parfois se prononcerséparément, en deux syllabes: c'est la diérèse qui, en ralentissant la prononciation du mot, l'adoucit.
Exemple : million |mi | lli | on|, nation |na | ti | on|  1.3. La synérèseDeux sons habituellement prononcés séparément doivent parfois se prononcer en une syllabe : c'est la synérèse, qui abrège le mot, le durcit.
Exemple : lion |lion|  2. Les différents types de versLa désignation de la plupartdes vers provient du décompte des syllabes: monomètre (vers d'une syllabe), dissyllabe (vers de deux syllabes), trisyllabe (vers de trois syllabes), quadrisyllabe (vers de quatre syllabes), pentamètre (vers de cinq syllabes), hexamètre (vers de six syllabes), heptamètre (vers de sept syllabes), octomètre (vers de huit syllabes), éméasyllabe ( vers de neuf syllabes), décasyllabe (vers de dixsyllabes), hendécasyllabe (vers de onze syllabe), alexandrins (vers de douze syllabes)
Les vers ont le plus souvent un mètre pair (les plus fréquents ont douze, dix, huit syllabes)
Le vers de douze syllabes, l'alexandrin. C'est le plus long vers régulier. Il peut donner du calme ou de la majesté au sujet traité.
Le vers de dix syllabes, le décasyllabe. C'est le vers le plus couramment employé....
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