George bataille

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  • Publié le : 20 novembre 2011
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Georges Bataille, né le 10 septembre 1897 à Billom (Puy-de-Dôme), mort le 9 juillet 1962 à Paris[1], est un écrivain français. Multiforme, son œuvre s'aventure à la fois dans les champs de la littérature, l'anthropologie, la philosophie, l'économie, la sociologie et l'histoire de l'art. Érotisme et transgression sont les deux termes les plus communément attachés à son nom. Il est également connusous les pseudonymes de Pierre Angélique, Lord Auch et Louis Trente.
Biographie
Il est né à Billom, de Joseph-Aristide Bataille (1851), percepteur, et d'une mère originaire de Riom-ès-Montagnes, Antoinette-Aglae Tournarde (1865). Son père était syphilitique et aveugle[réf. nécessaire]. Sa famille s’installe en Champagne, en 1901, ce qui permet au jeune garçon de commencer ses études à Reimspuis à Épernay.
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Le choc de la première guerre mondiale
Reims étant menacée par l’artillerie allemande, dès 1914, laissant son époux sur place, sa mère fuit en compagnie de ses deux garçons pour se réfugier dans sa famille à Riom-ès-Montagnes. Là, Georges peut continuer ses études et décide que « son affaire en ce monde est d’écrire, en particulierd’élaborer une philosophie paradoxale ». -
Un an plus tard, il passe avec succès son baccalauréat. Cette même année, son père meurt. Le jeune homme en est d’autant plus culpabilisé, que sa mère lui a interdit d’aller le rejoindre. Mobilisé en 1916, il est rapidement rendu à la vie civile pour insuffisance pulmonaire.
Alors qu’il avait été élevé hors de toute religion, ses parents étant athées,il se convertit au catholicisme en 1917 et entre au grand séminaire de Saint-Flour afin de devenir prêtre. Mais sa passion pour le Moyen Âge reste la plus forte. L’année suivante, il abandonne toute idée de vocation religieuse après avoir été admis à l’École des chartes. Il s’installe à Paris où il se lie d’amitié avec André Masson. C’est en cette année 1918, qu’il publie un opuscule de six pages :« Notre-Dame de Reims », célébrant la cathédrale qui venait d’être presque entièrement détruite par les bombardements[2].
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De Bergson à Freud en passant par Nietzsche
En 1920, alors qu’il séjourne à Londres, il rencontre Henri Bergson. Le philosophe l’invite à dîner chez lui et lui propose la lecture du « Rire ». Celle-ci le laissera sur sa faimmais déjà Bataille considère ce phénomène typiquement humain comme essentiel.
Après avoir rompu avec le catholicisme lors d’une visite à l’abbaye de Quarr, sur l’île de Wight, il revient à Paris soutenir avec succès sa thèse sur « L’Ordre de chevalerie, conte en vers du XIIIe siècle », et il est diplômé archiviste-paléographe de l’École des Chartes en 1922. Il part alors en stage à Madrid, où ilrejoint l’École des hautes études hispaniques[3].
Attiré par les corridas, il fréquente les arènes de Madrid. Au cours de l’une de celle-ci, il assiste à la mort de Manuel Granero, le torero ayant d’abord été énucléé par les cornes du taureau qui s’acharna sur lui jusqu’à lui réduire le crâne en bouillie. Bataille en sort très marqué, n’oubliant jamais cette scène où s’étaient, pour lui,croisées mort et sexualité.
De retour en France, il est nommé bibliothécaire stagiaire et commence sa carrière à la Bibliothèque nationale. Il découvre alors l’œuvre de Friedrich Nietzsche et ses théories sur la mort de Dieu et l’apparition au crépuscule de la civilisation occidentale. C’est en 1923 qu’il lit Freud et rencontre régulièrement Léon Chestov. Ensemble, ils vont traduire en français son livrel’« Idée de bien chez Tolstoï et Nietzsche »[4]. Tout comme le philosophe allemand, le philosophe russe a une influence très profonde sur Bataille.
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Sa rencontre avec Michel Leiris
C’est en 1924 qu’il est nommé bibliothécaire au Département des Médailles de la Bibliothèque nationale. S’il se plonge dans le premier « Manifeste du surréalisme »...
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