Gericault, la course de chevaux libres

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  • Publié le : 9 avril 2011
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LA COURSE DE CHEVAUX LIBRES, 1817, 45X60CM
Introduction
Il n’y a pas de commanditaire parce que c’est une étude. Donc elle n’est pas faite pour être présenté dans un salon.Il n’y avait que le peintre et ses amis proches qui pouvaient le voir. Il a l’intention de faire de cette scène de genre une peinture de grandes dimensions jusque-là réservée aux peintures d’histoires.
La turbulence des chevaux libres, qui se rebiffent contre leurs palefreniers, éveille des résonances qui dépassent le côtéspectaculaire de la scène. Géricault éprouve là des sentiments qui lui fournissent le sujet du tableau dont il rêve depuis son arrivée en Italie.
Géricault (1791-1824) a été un élève appliqué dans l’atelier de Carle Venet et dans celui de Pierre-Narcisse Guérin, il copie les tableaux du XVIIe italien venus avec lescampagnes napoléoniennes, il étudie l’anatomie avec passion, cherche l’équilibre et l’harmonie des Grecs anciens. Mais en même temps son caractère s’accorde mal à une vision trop sage de la peinture : il est d’un naturel passionné, emporté, pressé. Le cheval a toujours incarné la fougue à l'état naturel.
Son tempérament s’accommodait mal des rigueurs del’étude académique et il peinait à acquérir la reconnaissance de ses pairs lorsqu’il partit en Italie de 1816 à 1817 par ses propres moyens, après son échec au concours du Prix de Rome. Ce voyage incontournable « Grand tour » emprunté par tous les grands artistes français depuis le XVIIe siècle.

Pb : en quoi le voyage en Italie de Géricault a-t-il été déterminant pour la suite de son art ?

I) Uninconditionnel des chevaux et du dessin accentué en Italie
A) Influences française et des œuvres du Louvre
B) Influences italiennes
C) Traditions et sources du sujet : La Course De Chevaux Libres

II) Technique et études du sujet
A) La technique des esquisses et le sujet
B) Les quatre études peintes sur le sujet
C) Les prémices de la cinquième étude pour la toile finale

III) L’œuvre finaleA) Une peinture violente et mouvante
B) Classique, néo-classique et romantique
C) Les hypothèses d’un abandon soudain

I) Un inconditionnel des chevaux et du dessin accentué en Italie
A) Influences française et des œuvres du Louvre :
Influences néo-classique avec son maître Guérin.
Sa passion pour les chevaux s’accentue avec son maître Horace Vernet.
Dans les copies qu’il fait au Louvreil s’inspire de Carrache, Caravage, Rembrandt et surtout de Rubens.
Sa peinture est violente à cause de son époque, c’est-à-dire la période révolutionnaire et napoléonienne.
Il rompt avec la tradition française : il insuffle le mouvement, les coups de brosse en pleine pâte, pour l’époque c’est une incorrection.
Ainsi sa peinture comporte des mouvements délibérément exagérés du cheval, relayépar la couleur vibrante.
Il choque ses contemporains avec le fait que la peinture cesse d’être une illustration d’un sujet prédéfini où il choisi par la suite des sujets ou des façons de les traiter. De façon que sa peinture puisse s’exprimer complètement. Puis il durcis son dessin et l’autonomie du mouvement de la touche de couleur convergent pour sortir sa peinture de l’imitation.
Il a beaucoupétudié les chevaux, avec les dessins de squelettes et d’écorchés, donc il connait parfaitement l’anatomie de cet animal mais également celle des humains.
Il s’intéresse aux antiquités grecques dont il a claqué des planches d’un album fait par G.M. Wagner et F. Ruschweyh en 1814 qui représente la frise du combat des Lapithes et des centaures et le combat des Amazones du temple d’Apollon...
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