Germinal

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  • Publié le : 18 septembre 2010
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Prénom :…………………………….. Date :…………………………..
La description naturaliste
Lisez les extraits de textes ci-dessous et répondez aux questions :
Texte 1
1. Quel ordre suit la description du Paradou ? Relevez les mots qui la structure.
2. Quelles impressions se dégagent de cette description ? Justifiez votre réponse en vous appuyant surle relevé de champs lexicaux.
3. Quelle fonction la description joue-t-elle dans le récit ?
4. Que symbolise ce jardin ?

Annexe 2

5. Observez les listes de mots établies par Zola. Quelles observations pouvez-vous faire ?

Texte 2 

6. Relevez les principaux champs lexicaux du texte. Quelle figure de style les relie-t-elle ? Comment l’interprétez-vous ?
7. Que sepasse-t-il durant cette description pour les personnages ? En quoi cette description fait-elle progresser le récit ? Quels éléments du texte permettent de le comprendre ? Pourquoi, d’après vous, Zola choisit-il de décrire plutôt que de raconter ?
8. Analysez la première phrase du texte. Quelle figure de style présente-t-elle ? Où la retrouve-t-on dans le texte ? Que désigne le terme « faute » ? Aquel jardin mythique est-il fait allusion de façon implicite (justifiez votre réponse) ?

Texte 3 : l’extrait du Roman expérimental de Zola

9. Quelle est la fonction, selon Zola, de la description dans un roman naturaliste ?
10. En quoi ce texte peut-il éclairer la description du Paradou dans La Faute de l’abbé Mouret ?

Zola, La Faute de l’abbé Mouret,1875
Albine et Serge, un jeuneprêtre, se promènent dans le parc du Paradou...
 Texte 1
Puis, Albine et Serge entrèrent jusqu’à la taille dans un champ de pivoines. Les fleurs blanches crevaient, avec une pluie de larges pétales qui leur rafraîchissaient les mains, pareilles aux gouttes larges d’une pluie d’orage. Les fleurs rouges avaient des faces apoplectiques, dont le rire énorme les inquiétait. Ils gagnèrent, à gauche, unchamp de fuchsias, un taillis d’arbustes souples, déliés, qui les ravirent comme des joujoux du Japon, garnis d’un million de clochettes. Ils traversèrent ensuite des champs de véroniques aux grappes violettes, des champs de géraniums et de pélargoniums, sur lesquels semblaient courir des flammèches ardentes, le rouge, le rose, le blanc incandescent d’un brasier, que les moindres souffles du ventravivaient sans cesse. Ils durent tourner des rideaux de glaïeuls, aussi grands que des roseaux, dressant des hampes de fleurs qui brûlaient dans la clarté, avec des richesses de flamme de torches allumées. Ils s’égarèrent au milieu d’un bois de tournesols, une futaie faite de troncs aussi gros que la taille d’Albine, obscurcie par des feuilles rudes, larges à y coucher un enfant, peuplée de facesgéantes, de faces d’astre, resplendissantes comme autant de soleils. Et ils arrivèrent enfin dans un autre bois, un bois de rhododendrons, si touffu de fleurs que les branches et les feuilles ne se voyaient pas, étalant des bouquets monstrueux, des hottées de calices tendres qui moutonnaient jusqu’à l’horizon.
 Texte 2
C’était le jardin qui avait voulu la faute. Pendant des semaines, il s’étaitprêté au lent apprentissage de leur tendresse. Puis, au dernier jour, il venait de les conduire dans l’alcôve verte. Maintenant, il était le tentateur, dont toutes les voix enseignaient l’amour. Du parterre, arrivaient des odeurs de fleurs pâmées, un long chuchotement, qui contait les noces des roses, les voluptés des violettes ; et jamais les sollicitations des héliotropes n’avaient eu une ardeurplus sensuelle. Du verger, c’étaient des bouffées de fruits mûrs que le vent apportait, une senteur grasse de fécondité, la vanille des abricots, le musc des oranges. Les prairies élevaient une voix plus profonde, faite des soupirs des millions d’herbes que le soleil baisait, large plainte d’une foule innombrable en rut, qu’attendrissaient les caresses fraîches des rivières, les nudités des...
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