Germinie lacerteux goncourt

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  • Publié le : 12 octobre 2010
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Mouvement littéraire et culturel du 19ème siècle
Sommaire
• Introduction
• Le romantisme
• Le réalisme
• Le naturalisme
• Conclusion
• Quelques indications bibliographiques
Introduction
La notion de mouvement est une notion difficile à cerner parce qu’elle se trouve au cœur de plusieurs ensembles et qu’on ne peut évidemment pas établir une doxa.
Face à un public scolaire - voireétudiant - nous nous heurtons à leur ignorance en matière d’Histoire, tant dans les repères chronologiques que dans les processus historiques, à leur ignorance de l’existence de la fonction et des changements qui ont existé dans les institutions littéraires, à la difficulté à situer l’idée même de mouvement par rapport à ces notions plus ou moins approchées que sont le groupe, la revue, la critique.Aussi pouvons-nous dire que cette série d’« étiquettes » que peuvent représenter les mouvements sont sujettes à caution, c’est ce que nous tenterons de montrer à travers quelques exemples.
Le romantisme
Quelques remarques sur l’origine du mot
Au XVIIIe le terme vient de l’anglais sous sa forme adjectivale et qualifie un paysage. Cette création lexicale en matière d’esthétique va permettre àRousseau par exemple de s’en emparer et de la charger d’une notion annexe : le sentiment né d’un paysage avec deux directions contradictoires : une tendance vers la mélancolie et une autre vers la tranquillité. Apparaît déjà une notion « à géométrie variable ».
Sous l’influence du mot allemand der Romantik l’idée va prendre une connotation de référence aux temps anciens (Antiquité et temps médiévaux).Une accumulation progressive de significations va s’opérer jusqu’à la fin de l’Empire où l’adjectif a acquis une grande complexité. Il est donc important de savoir dans quel contexte le mot est utilisé pour en connaître sa signification voire sa connotation. Car de 1810 environ à 1815, le substantif arrive de manière péjorative : il désigne ce qui vient de l’étranger, marqué d’un esprit fumeux,germanique s’opposant à la clarté de l’esprit français. Référons nous par exemple au pamphlet L’antiromantique en 1815, présentant le romantique comme une philosophie du flou, du vague...
Ainsi s’est élaboré le concept de Romantisme, né d’une polémique critique.
Une polémique critique
Ceux qui s’appellent romantiques se veulent en effet anticlassiques. Or le mot classique est lui-même ambigu :est « classique » ce qui s’enseigne « dans les classes », c’est le programme enseigné dans les classes de rhétorique des lycées impériaux. La littérature nouvelle doit donc s’en démarquer. C’est encore un effet conjoncturel, un climat de polémique. Se démarquer des classiques est à l’évidence polémique. Car en réalité qu’est-ce qui distingue les poèmes de Lamartine de ceux de Chênedollé, deGilbert ou de Millevoye, poètes nés à la fin du XVIIIe ? La rupture n’existe pas : leur poésie se fonde déjà sur la notion d’harmonie avec la nature, comme celle de Lamartine.
La critique a donc inventé rétrospectivement cette idée de rupture en déplaçant le climat de polémique sur le terrain de l’esthétique. Cette polémique-là ne viendra que bien après. Telle est la trace de l’idéologie de l’Histoirelittéraire.
Si nous reprenons l’exemple du drame romantique, nous retrouvons ce même phénomène. En quoi nos poètes romantiques opèrent-ils une rupture fondamentale ? Ce ne sont pas les Romantiques qui inventent le traitement de l’Histoire au théâtre. La tragédie historique existe depuis le XVIIIe, avec Voltaire par exemple, cherchant à laïciser la notion de fatalité, à représenter une fatalitéhistorique et non plus une fatalité transcendante. Nous assistons déjà au XVIIIe à une historicisation de la tragédie. Or la tragédie va entrer en concurrence avec la notion de drame.
Les genres se sont réorganisés d’une manière bien antérieure à celle que la critique a organisée dans les diverses scansions historiques. Dans les années 1805-1815, les grands hommes du théâtre sont Raynouart avec...
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