Gestion administrative du personnel

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Duplessis, Pascal. « Construction d’un référentiel de compétences info-documentaires : apports didactiques et enjeux professionnels ». Intervention auprès de l’Association régionale des documentalistes de l’enseignement privé (ARDEP 69) sur le thème « Elaboration d’un tableau de compétences documentaires par niveau », janvier 2004 [en ligne]. Académie de Nantes, Site de la cellule CDI du Rectoratde Nantes, mars 2004

Construction d’un référentiel
de compétences info-documentaires

Apports didactiques et enjeux professionnels

Pascal Duplessis
Enseignant documentaliste
Académie de Nantes

Communication sur le thème « ELABORATION D’UN TABLEAU DE COMPETENCES DOCUMENTAIRES PAR NIVEAU », auprès de l’Association régionale des documentalistes de l’enseignement privé (ARDEP 69)
le 28janvier 2004

Introduction : Quel outil pour quelle œuvre ?

1. Qu’est-ce qu’un référentiel ?
2. Un référentiel sert-il à former ou à évaluer ?
3. Qu’est-ce qu’une compétence ? une capacité ?
4. Comment différencier les compétences transversales des compétences info-
documentaires ?
5. Quelles sont les notions info-documentaires à enseigner ?
6.Comment articuler les compétences et les savoir-faire ?
7. Où situer les « étapes de la recherche documentaire » ?

Conclusion : Comment se mettre à l’œuvre ?

Quel outil pour quelle œuvre ?

Vous m’avez sollicité pour que je vous aide à construire un outil. Je voudrais profiter de l’intitulé que vous avez choisi pour débuter notre réflexion. Il évoque en effet une « élaboration »,et non pas une « construction ». Pris en son sens étymologique, labor, ce travail que nous initions semblerait annoncer une tâche difficile, « laborieuse ». Pourquoi est-ce donc si laborieux de construire un référentiel ? Je vois trois raisons à cela, trois demandes ou aspirations implicites.

Une aspiration identitaire

Une première raison, sans doute, tient simplement au faitqu’il semble nous revenir, à nous autres enseignants documentalistes de terrain, de produire notre outil de travail et de clarifier nos intentions pédagogiques. Ce que ne font jamais nos collègues de discipline, lesquels reçoivent leurs programmes de travail régulièrement mis à jour et précisés par des « accompagnements ». Il est pour le moins singulier qu’une catégorie d’enseignants ait ainsi à sesubstituer aux autorités responsables de la définition des contenus ! Si la profession se voit obligée de retrousser ses manches, c’est parce qu’elle s’impatiente de ne recevoir aucun message de l’institution qui lui serait directement adressé.
Elle s’est donc mise à l’œuvre, croisant les expériences pédagogiques de terrain avec une réflexion théorique et didactique. A la suite du référentielproposé par la FADBEN en 1997, de nombreuses tentatives similaires ont d’ailleurs vu le jour dans les académies et les associations [1].
Mais parallèlement à cette recherche d’un cadre formalisant les objectifs d’un corps en quête de reconnaissance, la perception de la profession reste encore au centre des débats. Les représentations que se font nos partenaires et nous-mêmes, premiersintéressés, sur la fonction du professeur documentaliste se télescopent et sont loin d’être stabilisées. L’affrontement entre partisans d’une documentation « pédagogique », « heuristique », « didactique » ou « méthodologique » - que de hic ! - freine l’émergence de véritables contenus formalisés d’apprentissage en même temps qu’il participe de la genèse d’une « matière » encore en maturation.Qu’observe-t-on ? Que notre profession est bien partie à la recherche d’un cadre normatif. Le référentiel de compétences témoigne ainsi de la nécessité éprouvée de disposer d’une interface à la fois conceptuelle et fonctionnelle. La demande de plus en plus pressante exprimée en direction de cet outil semble également indiquer que la profession aspire à une didactisation des contenus de son...
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