Ghettos en france

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De la ZUP au ghetto | | Le ghetto Olivier-de-Serres de Villeurbanne

|I ère Partie : L’image du ghetto |

I- La ghettoïsation d’une cité par l’image
a- L’image  du ghetto et la méfiance extérieure
b- Handicaps causés par l’image.
c- L’isolement  du ghetto
II- Le rôle important desmédias dans la construction de l’image du ghetto.
a- Le pouvoir des médias
b-Ambiguïtés et dégradation de la dignité
c-Domination symbolique 

|IIème Partie : L’économie du ghetto |

I- Habitat et cadre de vie
a- Etat des lieux
b- L’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU)
c-La construction
d- La reconstruction
Exemple de la ZUS Mermoz Lyon 8ème
II- L’emploi
a- Rapport 2008 ONZUS
b- Témoignage de Gwenn ROSIERE
c- Politiques d’aides à l’emploi
1- Des plans en rafales
2- « Missions emploi quartiers »
3-Plan Espoir Banlieues
III- Seuil de pauvreté
IV- Chômage
a- Le taux de chômage selon l’âge et le sexe
b- Le taux de chômage selon lacatégorie sociale
c- Le taux de chômage selon la nationalité

|IIIème Partie L’éducation dans les ghettos |

I- L’éducation
|De la ZUP au ghetto |

Au lendemain de la Seconde GuerreMondiale, la France connait une grave crise du logement à laquelle l’Etat répond par une politique de construction massive, rapide et à bas coût. C’est ainsi qu’un nouveau type d’habitat voit le jour : les grands ensembles, construits en périphérie des villes.

Certaines banlieues ont accueilli les rapatriés d’Algérie quelques années après la fin de la guerre, en 1962
Face à l’urgence de nouveauximmeubles de banlieue sont construits rapidement et avec des matériaux moins coûteux.
Dans les années soixante et soixante-dix, la France a connu une vague d’immigration. Elle a fait venir des travailleurs étrangers, souvent d’Afrique du Nord pour occuper des emplois non-qualifiés. Ces familles se sont logées dans les appartements des grands ensembles laissés libres par les Pieds Noirs.L’architecture répétitive des bâtiments, l’absence d’équipements de proximité et la concentration progressive de populations pauvres et immigrées vont vite transformer ces symboles de la modernité en zones d‘exclusion, cristallisant progressivement la plupart des maux qui affectent la société : jeunesse désœuvrée du fait de la crise économique et sociale, épisodes de violences, misère, racisme.

Ces zonesont une appellation différente selon les personnes. Les sociologues les nomment les ZUP (zones urbaines prioritaires) ou encore ZUS (zones urbaines sensibles), les enseignants parlent eux de ZEP, ce qui signifie les zones d’éducation prioritaire.

Lorsque nous entendons le mot « ghetto », nous pensons systématiquement à une zone à risques, où il n’est pas bon de rester la journée et surtout lanuit par peur de se faire agresser.
Selon le dictionnaire, un ghetto est le quartier d’une ville habité par une minorité isolée de la population. Le terme s’est répandu dans toute l’Europe orientale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Juifs de Pologne ont été encerclés par les nazis dans leurs ghettos, affamés et exterminés à cause de leur résistance (insurrection du ghetto de Varsovie en1943). Dès lors l’expression est utilisée par la presse nationale et se diffuse pour caractériser les cités à problèmes.

Il s’agit dans tous les cas, d’ensembles d’habitations autour des villes où la vie est souvent difficile pour les habitants. En effet, si ces banlieues vont mal c’est parce que qu’elles sont victimes depuis des décennies d’inégalités de toute nature ; sociales, économiques,...
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