Glycémie

Pages: 7 (1539 mots) Publié le: 10 mai 2009
Lecture analytique N°
Encyclopédie : Article "Paix"
Damilaville dénonce l'arbitraire, l'horreur, les dévastations causées par la guerre, la manière dont sont bafoués les droits les plus élémentaires des populations civiles. Mais, comme bien souvent, leur critique va plus loin et vise directement ceux qui décident les guerres : les princes. Leurs passions, leurs ambitions, leur manque deraison, le souci constant de leurs intérêts personnels au détriment du bonheur de leurs peuples sont sévèrement stigmatisés par les philosophes qui font ainsi la critique du pouvoir politique.
L'extrait de l'article " Paix " proposé est surtout consacré à la guerre. Chacun des deux paragraphes est construit sur un double jeu d'oppositions : opposition guerre/paix dans le premier, à partir d'unemétaphore qui fait de la guerre une maladie et de la paix un état d'équilibre et de bonne santé, opposition hypothèse/réalité dans le second. Dans les deux cas, sont longuement étudiées les conséquences catastrophiques de la guerre sur les pays engagés dans des conflits. La dénonciation de la guerre s'inscrit dans une réflexion générale sur la politique mise au service du bonheur des nations etdes individus.
PB : En quoi cette article est-il révélateur de l'esprit philosophique?
I/ La métaphore de la maladie, l'opposition guerre/paix
a. La métaphore de la maladie
Dès le début du texte la guerre est présentée sous une forme métaphorique (" c'est une maladie ", l. 1) reprise et complétée au cours du paragraphe à travers tout un champ lexical de la maladie. L'image est favorisée parl'assimilation de la nation à un " corps politique ". Le choix du terme " corps " légitime l'utilisation du vocabulaire médical. On peut en effet récapituler les termes suivants : " santé " (l. 2), " vigueur " (l. 3), " membres " (l. 9), " plaies " et " guérir " (l. 10). La guerre est ainsi présentée comme un état de trouble, de perturbation, d'anormalité destructrice, pouvant, comme la maladie,conduire à la mort. Certaines caractérisations, comme " convulsive " et " violente " (l. 1) s'inscrivent dans le même registre en soulignant le caractère incontrôlable et peut-être imprévisible de la maladie. On voit apparaître à travers cette formulation l'idée, chère à Rousseau, qu'il s'agit, dans la violence et la destruction, d'une détérioration de la nature humaine, non portéeoriginellement à détruire.
b. L'opposition guerre/paix
Damilaville oppose un état anormal et maladif à un état naturel et utile, efficace. D'un côté, il situe la destruction, le désordre, la détérioration, de l'autre, la prospérité dans tous les domaines. La reprise de certains termes renforce la double idée de parallélisme et d'opposition entre les deux notions et les situations qu'engendrentrespectivement la guerre et la paix. On peut représenter le jeu des oppositions dans le tableau suivant :
|Paix |Guerre |
|" santé " |" maladie convulsive et violente "|
|" état naturel " |" dépravation " |
|" vigueur " | |
|" ordre " social |" désordre ", " licence " |
|force des lois |" lois... forcées de se taire " |
|développement de la population...
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