Goethe la passion romantique werther

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  • Publié le : 14 décembre 2010
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Goethe, Les Souffrances du jeune Werther
Commentaire composé

Les Souffrances du jeune Werther est le premier roman de Goethe, qui parut une première fois en 1774,et une seconde fois en 1786. L’accueil de ce roman sera cependant très contrasté. D’une part elle fera scandale et d’autre part elle provoquera un grand engouement de la part des lecteurs qui s’identifieront aux jeunes héros. Cetteœuvre apportera tout de même à son auteur, une richesse et une notoriété considérable, en Allemagne puis dans toute l'Europe. Les Souffrances du jeune Werther nous conte l’histoire d’un jeune citadin, intelligent, fragile, à l’âme fougueuse et vagabonde, fuyant la ville pour se réfugier dans le village de Wahlheim où il s'émerveille de la nature environnante. Totalement dominé par sessentiments, le jeune homme rencontre lors d'un bal une jeune fille, Charlotte, dont il s'éprend, mais cet amour se révèlera impossible puisque celle-ci est promise à Albert, son meilleur ami. Werther ne trouvera du réconfort que dans la mort. Ce roman est constitué de lettres que notre héros écrit à son ami Wilhem, où il lui confie sa passion, ses doutes, sa souffrance. Nous allons concentrer notre étudesur l’une d’entres elles, celle du 18 août 1771. Ici nous allons voir que la fascination de Werther pour la nature va se métamorphoser. Nous allons donc nous demander comment Goethe introduit-il ce changement par le biais des sentiments de notre héros. Pour cela nous allons tout d’abord voir Werther au centre du spectacle de la vie, puis nous étudierons la métamorphose de la nature et enfin nousverrons que le mal être de Werther, traduit par une fascination décroissante, est insurmontable.
Werther entretient une relation profonde avec la nature , son âme et son cœur vivent en parfaite harmonie avec elle, elle est la trame même de son existence. Dès le début du passage Werther dit de la nature qu’elle « inonde de tant de volupté », la nature est donc un plaisir des sens pourWerther, un « paradis », c’est pour lui un lieu enchanteur où il se sent bien. La nature est libératrice, mais c’est aussi une source d’inspiration. En effet, Werther passe beaucoup de temps à contempler la nature et à la dessiner. Puis au début de notre passage, il va la décrire, donner de petits détails comme s’il peignait au cours cette lettre cette nature enchanteresse, « ces montagnes couvertes degrands arbres touffus », « ces vallées ombragées dans leurs creux multiples », « de petits bosquets riants »…Werther se nourrit de la nature, et celle-ci semble se développer autour de notre héros « je voyais tout germer et sourdre autour de moi ». La nature ne parait pas gênée par la présence de Werther, elle continue de se déployer. Cette image peut nous montrer que Werther aime se trouver aucœur de la nature, le fait que tout continue de « germer » et de « sourdre » face à lui nous montre que celui-ci y passe tellement de temps qu’il peut voir le moindre changement. La nature l’apaise et nous pouvons affirmer cela en analysant les adjectifs qu’il emplois, « tranquille », « susurrant », « doux »…cette accumulation d’adjectifs ainsi que de participes nous montre bien que Werther estserein face à la nature. Le spectacle auquel il assiste est pour lui une délivrance du monde auquel il appartient. La notion de « paradis » évoque comme un autre monde, un monde où tout suit son court, où chacun trouve sa place. Place que Werther a du mal à se faire. Au 18e siècles Schelling, un philosophe publie son système de la philosophie de la nature ou il évoque ceci « la nature cesse d’êtreun non moi pour devenir un esprit inconscient qui s’efforce vers la conscience. » on peut penser que Werther est influencé par cette idée de rendre la nature vivante et percevant elle aussi les sentiments du monde. Il jouit de cette osmose avec la nature. Nous pouvons voir que Werther se confond même avec la nature,  « la mousse qui arrache à mon dur rocher », ici nous pouvons dire que Werther...
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