Gouvernance locale au maroc

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  • Publié le : 19 septembre 2010
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Vers une bonne gouvernance au Maroc
PAR LEIL A BARAK AT TIMLILT, MAROC

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Chantier de construction du Centre des femmes de Timlilt. À droit : El M’tougui Lhoucine (en djellaba blanche). président de l’Association Tamount, s’entretient acev un autre partenaire.

ne route de terre semi-aride mène à Timlilt, une commune rurale dans le Chichaoua, l’une des 14 provinces les plus désavantagéesdu Maroc. Un climat éprouvant, une forte croissance démographique, l’analphabétisme et l’absence d’infrastructures de base, mettent la population au défi de faire de cette route la voie qui mène au progrès. C’est dans cette commune que le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Maroc, dans le cadre d’un partenariat fécond, mettent au point des projets qui contribuent à fairereculer la pauvreté au niveau local et qui servent d’exemple à l’ensemble du pays. Lorsque les nouveaux défis lancés par la mondialisation sont apparus, le Maroc s’est engagé dans un processus de réformes institutionnelles. Sa politique d’ouverture s’accompagne d’efforts visant à renforcer la démocratisation et à consolider le respect de la légalité. C’est ainsi qu’à Timlilt est né le Centre desfemmes, qui offre des stages de tissage et de broderie, ainsi que des cours où les jeunes filles et les femmes peuvent apprendre à lire et à écrire, et donc à se considérer comme des moteurs potentiels de l’économie du pays.

Aicha, 15 ans, dit que le projet est en train de changer sa vie : « Je suis très contente d’apprendre à faire du tissage, à lire et à écrire et aussi à compter. Je pourraivendre mes créations au marché, gagner un peu d’argent et aider ma famille. » Ce projet s’appuie sur une relation de travail originale, non seulement entre l’ONU et le Gouvernement marocain, mais également entre ces partenaires et une multitude d’organes directeurs et d’organisations locales. L’association locale responsable du projet à Timlilt s’appelle Tamount, ce qui veut dire « solidarité »dans le dialecte soussi. L’Association Tamount a été la première à mobiliser des ressources humaines et financières pour faire du Centre des femmes une force dynamique du changement. Le projet a reçu un premier coup de pouce lorsque le Conseil communal de Timlilt lui a fait don d’une parcelle de terrain le 22 avril 2000 pour lui permet-

tre d’agrandir le Centre. El-M’tougui Lhoucine, le présidentde l’Association, explique que le projet a démarré sur une petite échelle mais qu’il a été élargi depuis pour faire face aux multiples demandes des femmes rurales. « Maintenant, Tamount est le centre social et culturel de notre communauté », explique-t-il. Aujourd’hui, grâce à cette mobilisation, les jeunes filles de Timlilt savent non seulement lire et écrire, mais elles sont aussi en meilleuresanté et elles sont fières. En acquérant de nouvelles compétences, elles contribuent activement au développement de leur commune et, par l’exemple, à un développement humain durable dans l’ensemble du pays. Une approche participative Les répercussions que l’on espère d’un petit projet local s’expliquent par l’effort à long terme qui a été déployé pour sensibiliser l’ensemble du pays aux impératifsdu développement. Bien que la décentralisa-

Ci-dessus : Partenaires du projet du Centre des femmes de Timlilt. En djellaba blanche, Ahmed Gouitaa, fonctionnaire marocain du programme de réduction de la pauvreté. À sa gauche, Mohamed Boussami, représentant assistant du PNUD.

12 CHOIX

Septembre 2001

Photos : Mohamed Azmani/PNUD

Photos : Houssaine Zouitni/PNUD

Le projet de Timliltfait progresser l’économie grâce à ses stages de tissage et d’artisanat qui permettent aux femmes de gagner un peu d’argent. Ci-dessous, ces femmes suivent un cours d’alphabétisation.

tion soit profondément enracinée dans la culture nationale, les problèmes de gestion du développement dans les zones rurales ont été exacerbés par les lacunes de la supervision administrative. L’absence de...
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