Gouvernance mondiale

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  • Publié le : 9 août 2011
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Notre planète est aujourd’hui parcourue par une multitude de flux aux proportions grandissantes : flux de marchandises, de capitaux, de personnes ou encore d’informations. On assiste à une standardisation progressive des modes de vies principalement sur le modèle occidental. Ainsi reliées par une infinité de liens, les régions du globe, sont de plus en plus interdépendantes et tendent vers unecertaine uniformisation. Cependant, des problèmes globaux apparaissent, des acteurs économiques, politiques, environnementaux et de tous domaines se multiplient et font accroître également les conflits d’intérêts. La chute de l’empire soviétique ou encore les progrès de la construction européenne, accompagnent la prise de conscience des Etats de la nécessité de réguler leurs rapports en fonction desnouveaux défis : raréfaction des ressources énergétiques, destruction de la biosphère, diffusion des pandémies, volatilité des marchés financiers, mouvements migratoires, pauvreté, instabilités politiques et terrorisme. L'idée d'une gouvernance globale a ainsi émergé et s’est imposée au sein de la problématique de la gestion des relations internationales. Les définitions en sont nombreuses, maistoutes s’unissent à désigner une intégration croissante des pays dans un monde à la recherche d’une meilleure gouvernance afin de limiter les effets néfastes de la mondialisation. Ceci, nous amène à nous demander si le monde tendrait réellement vers un régime de gouvernance mondiale?
Bien que nécessaire pour accompagner les changements issus de la mondialisation économique, l’avènement d’unegouvernance mondiale parait improbable dans la mesure où elle fait face à de nombreuses critiques liées à la légitimité et l’efficacité des institutions multilatérales dans la prise en charge des problèmes centraux de l’interdépendance et à la protection déficiente des biens publics globaux compromettant l’affirmation d’une citoyenneté planétaire indispensable. L’influence grandissante d’acteurs nonétatiques et la multiplication d’accords régionaux renforcent cette incertitude.
Notre réflexion s’inspirera des principes généraux de la gouvernance, mais dans un cadre plus global. A commencer par la prééminence de la notion des biens publics communs, puis celle des valeurs nécessaires pour l’affirmation de la citoyenneté, avant d’explorer l’importance des acteurs pluriels sur les plansrégional et international.

Pour les uns, la nécessité d'une gouvernance mondiale s’explique, principalement par le besoin de pallier le défaut de régulation étatique face à la mondialisation économique. Pour les autres, les frontières nationales persistent toujours, mais tous s’accordent à l’idée que cette gouvernance demeure difficile en l’absence de définition effective de biens publics mondiaux.La gouvernance, principalement économique est rendue nécessaire par la perte de souveraineté des Etats, désormais incapables de maîtriser les flux de la mondialisation. A partir de 1990, des spécialistes commencent en effet à rendre populaire le thème de l’effacement des frontières, sous l’effet notamment de la mobilité du capital. selon eux, les Etats ne détiennent plus le monopole de l'actionpublique et doivent composer avec de multiples autres acteurs. La création, au terme de l’Uruguay round, de l’Organisation mondiale du commerce OMC et de son organe de règlement des différends, symbolise l’affirmation d’un pouvoir arbitral s’opposant aux Etats les plus puissants. Ainsi, la montée de la mondialisation et l’affaiblissement des Etats-nations, débouchent sur une perspective de transfertvers le niveau mondial d’instruments de régulation qui ont perdu de leur efficacité au niveau national.
Cependant, de nombreux indicateurs attestent de la persistance des frontières nationales, malgré l’ouverture accrue des économies compromettant ainsi le projet d’une gouvernance mondiale. En effet, l’utopie du monde sans frontières reste lointaine et les États demeurent, et demeureront...
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