Gouvernement

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  • Publié le : 11 janvier 2010
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Si, toutefois, cette structure politique et juridique doit produire les avantages que l'on espère, les fonctionnaires doivent s'efforcer de répondre aux problèmes qui surviennent d'une manière conforme à la fois aux complexités de la situation et à l'exercice approprié de leur fonction. Ceci requiert que, sous des conditions en évolution constante, les législateurs n'oublient jamaisles normes de la moralité, ou les dispositions constitutionnelles ou l'intérêt commun. De plus, les autorités exécutives doivent coordonner les activités de la société selon un pouvoir discrétionnaire en ayant une connaissance totale de la loi et après avoir considéré soigneusement les circon-stances, et les tribunaux doivent assurer la justice de manière impar-tiale sans êtreinfluencés par le favoritisme ou la pression. Le bon ordre de la société requiert également que les citoyens individuels et les organisations intermédiaires soient efficacement protégés par la loi lorsqu'ils doivent exercer leurs droits ou qu'ils ont des obligations à remplir. (Pacem in Terris, n. 69)
L'action [des pouvoirs publics] a un caractère d'orientation, de stimulant, decoordination, de suppléance et d'intégration. Elle doit être inspirée par le principe de subsidiarité, formulé par Pie XI dans l'encyclique Quadragesimo Anno: "Il n'en reste pas moins indiscutable qu'on ne saurait ni changer ni ébranler ce principe si grave de philosophie sociale; de même qu'on ne peut enlever aux particuliers, pour les transférer à la communauté, les attributions dont ilssont capables de s'acquitter de leur seule initiative et par leurs propres moyens. Ainsi ce serait commettre une injustice, en même temps que troubler d'une manière très dommageable l'ordre social, que de retirer aux groupements plus restreints et d'ordre inférieur, pour les confier à une collectivité plus vaste et d'un rang plus élevé, les fonctions qu'ils sont en mesure de remplireux-mêmes. L'objet naturel de toute intervention en matière sociale est d'aider les membres du corps social, et non pas de les détruire ni de les absorber" (QA, n. 23). (Mater et Magistra, n. 53)
Dans le domaine politique, on doit observer que la vérité dans les rapports entre gouvernés et gouvernants, la transparence dans l'administration publique, l'impartialité dans le servicepublic, le respect des droits des adversaires politiques, la sauvegarde des droits des accusés face à des procès ou à des condamnations sommaires, l'usage juste et honnête des fonds publics, le refus de moyens équiv-oques ou illicites pour conquérir, conserver et accroître à tout prix son pouvoir, sont des principes qui ont leur première racine-comme, du reste, leur particulièreurgence-dans la valeur transcendante de la personne et dans les exigences morales objectives du fonction-nement des États. (Veritatis Splendor, n. 101)
I. L'AUTORITÉ TEMPORELLE
"A la vie en société manqueraient l'ordre et la fécondité sans la présence d'hommes légitimement investis de l'autorité et qui assurent la sauvegarde des institutions et pourvoient, dans une mesuresuffisante, au bien commun" (PT, n. 46). On appelle "autorité" la qualité en vertu de laquelle des personnes ou des institutions donnent des lois et des ordres à des hommes, et attendent une obéissance de leur part. Toute communauté humaine a besoin d'une autorité qui la régisse. Celle-ci trouve son fondement dans la nature humaine. Elle est nécessaire à l'unité de la Cité. Son rôle consiste àassurer autant que possible le bien commun de la société. L'autorité exigée par l'ordre moral émane de Dieu: "Que tout homme soit soumis aux autorités qui exercent le pouvoir, car il n'y a d'autorité que par Dieu et celles qui existent sont établies par lui. Ainsi, celui qui s'oppose à l'autorité se rebelle contre l'ordre voulu par Dieu, et les rebelles attireront la condamnation sur eux-mêmes"...
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