grotte de lascaux

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  • Publié le : 21 octobre 2014
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Evolutions des migrations

Peinture rupestre de la grotte de Lascaux La frise des aurochs. Peinture rupestre de la grotte de Lascaux (Dordogne) datant du magdalénien ancien
L’entrée de la grotte, à 185 m d’altitude, domine de 110 m le fond de la vallée. La cavité appartient au groupe des réseaux cutanés, c’est-à-dire au développement de directionsub-parallèle à l’axe principal de la vallée, ce qui rend très probable l’existence de plusieurs entrées. Le développement total de l’ensemble des galeries accessibles à l’homme n’excède pas 235 m. Le sol de la cavité est en pente, avec une dénivellation de –13 m à l’extrémité du Diverticule axial et de -19 m au bas du Puits.Traditionnellement, le découpage du sanctuaire s’effectue selon sept secteurs ornés, la Salle des Taureaux, le Diverticule axial, le Passage, la Nef, le Cabinet des Félins, l’Abside et le Puits. La déambulation dans ce milieu s’effectue selon trois axes. L’un associe la zone vestibulaire, la Salle des Taureaux et le Diverticule axial, l’autre, enchaîne lePassage, la Nef, la galerie du Mondmilch et le Diverticule des Félins. Le dernier enfin, parcourt le Puits et de la Grande Diaclase, au-delà, un important éboulis marque le carrefour avec la Salle ensablée.
Le contexte géologique
Les falaises du Périgord et surtout celles de la vallée de la Vézère correspondent aux étages géologiques du Coniacien supérieur et d’une partie du Santonien inférieur.Deux phénomènes géologiques, liés au creusement naturel de la roche, ont profondément marqué ce territoire, à l’origine de la formation d’abris, d’une part, et de grottes, d’autre part.
La base de cette formation présente un niveau très poreux, ce qui a généré un creusement plus intense de la paroi par alternance des actions du gel et du dégel. Il en résulte la formation d’une longue incisionsub-horizontale des falaises, abris dont l’homme s’accommodera pour séjourner. Elle est présente dans toute la partie encaissée de la Vézère. En revanche, elle disparaît dans les affluents, comme la Beune, masquée par les dépôts holocènes de fond de vallée.
Au sommet de cet étage, on observa la présence d’un niveau fortement karstifié, àl’origine de la formation de très nombreuses grottes. Il regroupe près de 85% des cavités de la région où plus de 400 grottes ont été inventoriées. Dans la vallée de la Vézère, ces grottes sont soit perchées et difficilement accessibles, soit démantelées par l’érosion, caractères expliquant le peu de cavités recensées. En revanche, dans la Beune, affluent principal de la Vézère, le découpage en gradins deces falaises facilite l’accès aux différents registres.
En Périgord noir, la répartition originale observée, des sites d’habitat d’une part, et des grottes ornées d’autre part — deux ensembles bien individualisés —, relève d’une conjonction de faits d’origine essentiellement géologique, liés à la formation des paysages, aux processus d’érosion des falaises et de comblement des fonds de vallées.Le contexte archéologique
Le Périgord a conservé des témoignages archéologiques très anciens, s’étendant sur près de 350 000 ans. La densité en gisements préhistoriques est telle que l’abbé Breuil se plaisait à dire que dans cette vallée il n’y a guère que deux gisements, celui de la rive gauche et celui de la rive droite.
Les principaux sites de la préhistoire s’égrainent le long de la Vézère :La Madeleine, Le Moustier, La Micoque, Tayac. Ils donnèrent respectivement leur nom aux cultures matérielles du Magdalénien, du Moustérien, du Micoquien, du Tayacien et au-delà, du Périgordien.
D’autres sites marquèrent la recherche archéologique, notamment Laugerie-Haute et la Ferrassie qui, avec la Madeleine, permirent d’établir l’intégralité de la chronologie du Paléolithique supérieur. De...
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