Guerre d'afghanistan

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  • Publié le : 23 avril 2011
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Guerre d'Afghanistan (1979 - 1989)

La première guerre d'Afghanistan de l'histoire contemporaine a opposé, de décembre 1979 à février 1989, l'Armée rouge (armée de l'Union soviétique) aux moudjahiddin (« guerriers saints »). Durant dix ans, cette guerre a ravagé l'Afghanistan. Du fait de l'implication des États-Unis et de l'Union soviétique, cette guerre est considérée comme une des dernièrescrises de la Guerre froide.

Contexte et déroulement

L'invasion soviétique s’inscrit dans le contexte de la Guerre froide: puisque les États-Unis soutiennent le Pakistan face à une Inde qui se voulait le fer de lance des pays non-alignés ; l’URSS soutient l’Afghanistan qui avait, depuis 1919, des revendications territoriales sur les régions à majorité pachtounes du Pakistan, ce qui auraitpermis à l’Afghanistan de se désenclaver en possédant un accès vers la mer d’Oman.

À la suite d'un coup d’État fomenté en 1973 par le prince Daoud, l’État afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. Pour éviter sa perte d’influence dans la région, l’Union soviétique décide d’intervenir en Afghanistan, dès 1978, pour y placer un régime à ses ordres. Ce régime entretient des relations privilégiéesavec l’URSS et met en place une série de réformes collectivistes et sociales (alphabétisation, droit des femmes, réformes agraires…) qui contrarient les coutumes conservatrices afghanes. L’opposition grandissante menace le régime communiste de Kaboul, ce qui pousse Brejnev à intervenir en Afghanistan en décembre 1979.

Moscou envoie l'Armée rouge en Afghanistan, le 24 décembre 1979, pour ramenerBabrak Karmal au pouvoir (son prédécesseur Hafizullah Amin, porté au pouvoir par un coup d'État en septembre 1979, étant jugé incapable de faire face à la guérilla par les communistes et éliminé par les Spetsnazs).

L'URSS justifie son intervention par la volonté de préserver le régime en place des islamistes afghans et de maintenir le calme en Asie centrale. Toutefois, il apparaît aujourd'huique cette intervention fut également motivée par la présence de pétrole dans cette région, rendu d'autant plus précieux que la révolution en Iran a déclenché le deuxième choc pétrolier.

En décembre 1979, les hommes du général Sergei Sokolov prennent plusieurs villes afghanes après que le GRU ait commandité la mort d'Amin. Dans le même temps, des troupes aéroportés soviétiques occupent des villesdu centre.

Une vive résistance nationale se met en place face à un occupant soviétique qui ne s’attendait pas à une telle réaction. De plus cette agression soulève une grande émotion dans l’ensemble de l’Oumma et de nombreux islamistes issus de divers pays (Algériens du GIA, Bosniaques, Philippins, Saoudiens, Palestiniens, Égyptiens, voire quelques Européens d'origine maghrébine ) se joignent àla résistance afghane (Moudjahiddines).

Durant les trois premières années, les Soviétiques étendent leur contrôle sur le pays mais font face à la désertion des deux tiers de l'armée afghane (120 000 hommes). Rapidement les moudjahiddin contrôlent 80 % du territoire à l'exception des villes principales. Les Soviétiques sont réduits à des opérations ponctuelles, protection de leurs convois etlargage de millions de mines antipersonnelles.

En 1984, les troupes soviétiques comptent 250 000 hommes.

En 1986 Mohammed Nadjibullah remplace Babrak Karmal à la tête de l'État afghan et veut négocier avec les rebelles en suivant un processus de réconciliation nationale sur le principe d'une perestroïka afghane. Les Soviétiques envoient des raids d'hélicoptères MI-24 Hind et des chasseursbombardiers vers les places fortes afghanes, les Spetsnazs subissant de lourdes pertes au sol.

En 1986 les moudjahiddin commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui contraint les Russes à perdre le contrôle du ciel, bouleversant l'équilibre des forces. En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes, appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud....
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