Guy de maupassant

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  • Publié le : 7 avril 2011
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Guy de Maupassant est né en 1850, au beau milieu du XIXe siècle, l’Ère du capitalisme industriel en France. Il est un auteur faisant partie du courant réaliste et on peut retrouver dans la plupart de ses textes des allusions à réalité humaine. Il a écrit, entre autres, des nouvelles telles que «Boulle de Suif» et «Le Horla», deux grands classiques de la littérature française. Étant un auteurfasciné par l’être humain, il écrit les nouvelles «Lettre d’un fou» et «Un fou», dans lesquelles il propose un portrait dépourvu d’idéalisme. Dans ces nouvelles, Maupassant utilise, dans une description très réussie, le désir de tuer et le délire afin de montrer les faces cachées de l’homme.

Dans les nouvelles «Lettre d’un fou» et «Un fou», Maupassant propose une image peu attrayante de l’hommeen abordant le sujet de l’irrésistible désir de tuer. Ce désir de tuer est intégré d’une manière peu subtile en utilisant la comparaison de l’humain avec la bête. Dans « […] il tue pour vivre et il tue pour tuer. – Tuer est dans notre tempérament; il faut tuer! » (p. 205, l.20) Maupassant essaie de montrer que l’être humain est plein de vis. Contrairement à l’animal, il est dans la nature del’homme de contrôler ses pulsions. Cependant, il arrive que certaines personnes aient plus de difficulté à s’intégrer et préfère revenir à la source. Vivre comme un dur à cuire, faire comme une bête. Tuer pour le plaisir de tuer et sans penser aux conséquences que pourrait engendrer la décision de passer à l’acte. Cette comparaison avec la bête est également perçue dans « La bête tue sans cesse, tout lejour, à tout instant de son existence. – l’homme tue sans cesse pour se nourrir, mais comme il a besoin de tuer aussi, par volupté, il a inventé la chasse! » (p.205, l.24) Cet extrait permet de constater que l’homme et la bête se ressemblent beaucoup plus que l’on pourrait le croire. La bête est entièrement dirigée par son instinct de survie. Elle tue pour survivre et pour se nourrir. Malgré tousles efforts que l’être humain fait pour s’intégrer à la société actuelle, il n’est pas rare qu’il y ait des récidivistes qui se laissent aller au même instinct que l’animal et tue, non pas pour se nourrir, mais pour le simple plaisir de la souffrance qu’il inflige à autrui. L’envie de tuer se voit également par l’obsession du personnage principal de la nouvelle «Un fou» pour le sang. Maupassantfait mention à ce désir lorsqu’il écrit : «Comme c’est beau, rouge, luisant, clair, du sang! J’avais envie de le boire. J’y ai trempé le bout de ma langue!» (p.209, l.19) Tout au long de cette nouvelle, le personnage principal développe une irrésistible envie de tuer et son obsession pour le sang en devient insupportable. Il tient un journal dans lequel il inscrit ses états d’âme et dans lequel ilconfie vouloir tuer. Il est fasciné par le sang et par l’être qu’il réussit à tuer sans se faire prendre. Il aime l’adrénaline que lui procure le meurtre et c’est pour cette raison qui veut continuellement renouveler l’expérience. À un moment du récit, il tue un jeune enfant, mais dans le vider de son sang et il en est déçu. Son meurtre l’obsède parce qu’il se l’imagine avec ce liquide rougeâtre enpensant que ça aurait été mieux avec celui-ci. Cette obsession continuelle pour le sang est également observable à la page 212, ligne 13, lorsque le personnage principal dit : «Le sang a jailli comme un flot, comme un flot! Oh! Si j’avais pu, j’aurais voulu me baigner dedans. » La répétition des mots « comme un flot » montre que le personnage principal observe attentivement la scène qui se déroulesous ses yeux. De plus, la répétition augmente l’intensité du moment. Le fait de répéter « comme un flot » permet de visualiser la scène et de se représenter l’étendue des dégâts qu’a faite l’exécution. Comme mentionné plus haut, le magistrat est obsédé par le sang. Il l’aime tellement qu’il serait prêt à pousser ce désir morbide jusqu’à se baigner dedans. En résumé, Maupassant veut, à...
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