Habiba

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  • Publié le : 2 décembre 2013
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4. C’est le tracas du commerce et des arts, c’est l’avide intérêt du gain, c’est la mollesse et l’amour descommodités, qui changent les services personnels en argent. On cède une partie de son profit pour l’augmenter à son aise. Donnez de l’argent, et bientôtvous aurez des fers. Ce mot de finance est un mot d’esclave, il est inconnu dans la cité. Dans un pays vraiment libre, les citoyens font tout avecleurs bras, et rien avec de l’argent ; loin de payer pour s’exempter de leurs devoirs, ils paieraient pour les remplir eux-mêmes.
Rousseau, Du Contratsocial, III (1762).

5. L’argent devenu fin en soi ne laisse même pas les biens qui par nature sont étrangers à l’économie exister à titre devaleurs coordonnées, en soi définitives ; non seulement il vient se placer, comme autre finalité de l’existence, au même rang que la sagesse et que l’art,que l’importance et la force personnelles, et même que la beauté et l’amour mais, de plus, ce faisant, il acquiert la force de ravaler ces derniersau rang de moyens à son service.
Georg Simmel, Philosophie de l’argent (1900).

6. L'argent n'est-il pas un moyen de traiter les relationshumaines aussi sûr que la violence, et ne nous permet-il pas de renoncer au trop naïf usage de celle-ci ? Il est de la violence spiritualisée; une formeparticulière, souple, raffinée, créatrice de la violence.
Robert Musil, L'Homme sans qualités (1930).














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