Hegel introduction à l'esthétique

Philosophie
Hegel
Introduction à l’Esthétique

Introduction :
L’Esthétique (nommée parfois Philosophie de l’Art) est la science du sensible, opposé à ce qui relève de l’intellectuel, la Métaphysique. Elle a pour objet les sens, le Beau, les émotions, ainsi que l’Art sous toutes ses formes.
Dans l’extrait étudié de l’Introduction à l’Esthétique, Georg Wilhelm Friedrich Hegel traite deschangements qui se sont produits dans l’Art, dans les rapports que nous avons avec et de nos nouvelles attentes. Ce sont là, les raisons « qui justifient l’application à l’art du point de vue de la pensée » car l’on doit, d’après lui, dorénavant penser, émettre une réflexion sur l’Art – qui, auparavant, se suffisait à lui-même. Mais cela a également des conséquences, Hegel exprime son regret àpropos de cette transformation de l’Art, car n’évoluant pas forcément en une bonne chose, d’après lui.
Est-ce que, comme Hegel l’écrit, de nouveaux rapports et attentes de l’Art se sont établis ?
C’est donc ainsi que je vais construire mon commentaire de l’extrait : premièrement les rapports que nous avons établis avec l’Art, puis nos nouvelles attentes.
Plan :

I) Nouveaux rapports avecl’Art
II) Nouvelles attentes de l’Art

Première partie
Nouveaux Rapports avec l’Art

Pour Hegel, l’Esthétique est une philosophie de l’Art et le but de l’art est d’exprimer la vérité. Il est donc normal que nous appliquions « à l’art le point de vue de la pensée. Et les raisons, toujours d’après lui, ces réflexions, « découlent des rapports qui se sont établis entre l’art et nous ». Celaimplique que ces rapports se sont crées avec le temps. Que soit l’Art, soit nous, soit les deux ait changé. Que l’Art ait évolué est normal, le travail des artistes varient avec l’époque de ceux-ci. Tout comme le fait que nous ayons changé.
Cela apporte un changement. Hors, d’après lui, ce changement n’est pas bon, puisque l’Art était à sa « floraison, chez les Grecs », la floraison étant l’apothéosede la fleur, la période Grecque serait l’apothéose de l’Art. Hors, la floraison est suivie par le dépérissement de la fleur. C’est le cas avec l’art en un sens, car comme il le dit : « [L’Art] n’a plus cette immédiateté, cette plénitude vitale, cette réalité… ». L’art n’est donc plus synonyme de bonheur, d’épanouissement (définition de plénitude) tel qu’il l’était pour les grecs. Ce qui estregrettable, comme le dit Hegel, « on peut déplorer que notre attention soit absorbée par de mesquins intérêts et des points de vue utilitaires » : l’épanouissement n’est plus d’actualité à cause des changements de notre société (l’Art a changé avec notre société, donc les rapports que nous entretenons avec ont changés avec notre société). Ces changements - « on peut les expliquer par l’aggravation desdifficultés de la vie sociale et politique » - se sont modifiés avec notre société. Avec le temps, la science s’est développée, les mentalités se ont changés, le niveau de vie s’est amélioré; et si l’espérance de vie et l’hygiène, entre autres, se sont arrangées, de nouveaux problèmes, selon Hegel, sont apparus. « Notre attention [est] absorbée par de mesquins intérêts » (convoitise, désir…notamment argent et sexe) : cela « fait perdre à l’âme la sérénité et la liberté ». Désirer quelque chose ôte les deux : notre âme ne peut être sereine, puisque l’on est accaparé par l’objet de notre désir. Et, à cause de cette obsession nous perdons notre liberté.

Deuxième partie
Nos nouvelles Attentes de l’Art

Hegel en profite pour glorifier l’Art en expliquant que ce sont les seulesconditions de l’âme - sérénité et liberté – qui permettent « la jouissance désintéressée de l’art ». On retrouve l’idée de l’ancienne exaltation venant avec l’art, plus possible à notre époque – mais toujours désirée –, dans une société où l’Art est plus souvent crée comme un phénomène de mode ou fait pour l’argent et non plus pour l’excitation de l’âme (et cela nous a fait perdre « la sublime beauté...
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