Helisenne de crennes

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  • Publié le : 23 avril 2011
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Biographie de Hélisenne

Le vrai nom d’Hélisenne est Marguerite Briet. De Crenne est le patronyme de Philippe Fournel, seigneur de Crenne. On ignore la date exacte de la naissance de Marguerite Briet (autour de 1510-1560). Née à Abbeville en Picardie, elle vécut notamment à Paris où elle publia son roman des Angoisses douloureuses. Il est attesté qu’elle a été mariée à Philippe Fournel deCrenne, seigneur de Crenne avec qui elle eut des relations orageuses et dont elle se sépare définitivement avant 1552.

De Philippe elle eut un fils, Pierre. Plus tard, Pierre va étudier à l’université de Paris. Nous ne disposons d’aucun document sur l’activité littéraire de Marguerite Briet. C’est une femme provinciale, oubliée puis retrouvée.

Hélisenne de Crenne est certainement, avec Margueritede Navarre, l'auteure la plus importante de la première moitié du XVIe siècle. Tous ses écrits représentent le plus large corpus féminin imprimé au cours de la première moitié du XVIème siècle. Ces textes ont joué un rôle important dans l’évolution des formes narratives en France.

Hélisenne de Crenne se révèle une figure auctoriale dont la présence n’est pas négligeable sur la scène littérairede la Renaissance.
Chez elle, écrire, c’est chercher à comprendre son expérience personnelle en s’efforçant de se poser comme sujet du discours.

Elle écrivit d’abord les Angoisses en 1538, puis les Epistres familières et invectives en 1539, le Songe en 1540 et une traduction en prose des quatre premiers livres de l’Enéide de Virgil en 1541. Parmi les quatre écrits de genres différents, leplus populaire fut Les Angoisses douloureuses qui procèdent d'amour. Il connut le succès. Ce vaste roman fut réédité une dizaine de fois jusqu'en 1560.

Etudes de l’ouvrage et du courant littéraires

Nous avons tiré ces informations de « Texte de la renaissance sous la direction de Claude Blum/édition critique établie, présentée et annotée par Christine de Buzon. » et « Hélisenne de Crenne,l’écritude et ses doubles, sous la direction de Jean-Philippe Beaulieu et Diane Desrosiers-Bonin. »

« Les Angoisses affichent un jeu d’écriture dont les enjeux sont importants : la venue à la parole et au savoir d’une figure féminine.

Les premières pages du roman offrent un bref résumé de la vie d’Hélisenne jusqu’au moment de sa rencontre avec Guénélic. Dès lors, le roman adopte un rythme beaucoupplus lent qui lui permet de faire connaître au lecteur les moindres détails des tourments de la narratrice. La première partie des Angoisses douloureuses relève du roman sentimental puisque la narratrice y relate les difficultés que l’expérience de l’amour adultère a suscitées dans sa vie. Guénélic méritera davantage d’honneur dans la « seconde partie » en raison de ses récentes actions. Les parties deux et trois, relatent les aventures chevaleresques que l’amant d’Hélisenne, Guénélic, a connues pour retrouver son objet de désir obsédant. Combats, tournois et navigations sont des activités masculines qui alimentent les épisodes de ce récit raconté parGuénélic.

Le texte cherche à rapprocher une condition d’amant imparfaite, perçue comme le problème, et une quête chevaleresque proposée comme remède. Les épreuves de la quête doivent accroître le mérite amoureux de l’amant chevalier auprès de sa dame.

Le récit vise en effet à réciter les calamités et extrêmes misères que les jeunes hommes peuvent souffrir en aimant indiscrètement. Ildésigne le comportement peu courtois de l’homme comme la cause principale des difficultés de ce dernier. Le texte rend donc le témoignage de la force de l’aventure, avec une série d’épreuves susceptibles de modifier considérablement l’amant peu méritoire, en permettant à celui-ci d’acquérir certaines qualités courtoises.

Les amours malheureuses d’Hélisenne et de Guénélic sont ainsi données à...
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