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  • Publié le : 28 décembre 2010
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Désirer est-ce nécessairement souffrir ?

Le désir fait souffrir dans la plupart des cas. Par exemple, dans notre société de consommation, une personne qui souhaite posséder un bien sans en avoir les moyens peut, afin d'assouvir son désir, commettre un délit et en subir les conséquences. Les répercussions de cet acte peuvent mener à la souffrance, qui est de ce fait un moment douloureux pourcelui qui éprouve son désir.
Alors, peut-on assouvir tous ses désirs? Est-ce que la souffrance se cache derrière chaque désir? Celui-ci naît-il d'un besoin? Or, le désir est-il inné dans la nature humaine ? Peut-on alors maitriser les désirs ?
Nous nous demanderons tout d'abord si les désirs ne sont que souffrance. Ensuite, nous verrons que le désir est l'essence même de l'homme. Nous achèveronsnotre réflexion en nous demandant comment faut-il nous comporter face au désir, qui est a la fois source de souffrance et de plaisir.

Lorsque l'on désir quelque chose ou quelqu'un, c'est qu'au fond de nous, il y a comme une sorte de vide. Ce vide, nous essayons de le combler afin d'assouvir ce besoin. Or, dans certains cas, nous devons passer par des sacrifices afin d'accomplir ce désir, maisces sacrifices peuvent être des étapes douloureuses, donc le désir nous mène à la souffrance quand nous essayons de l'obtenir. Comme pouvait le penser Schopenhauer, dans Le Monde comme volonté et comme représentation, tout désir naît d'un manque, d'un état qui ne nous satisfait pas: donc il est souffrance, tant qu'il n'est pas satisfait. Il disait que nulle satisfaction n'est de durée, et qu'elleest le point de départ d'un désir nouveau, que le désir est arrêté de partout, partout en lutte, donc toujours à l'état de souffrance. De ce fait, il n'y a pas de terme à la souffrance.
A partir du moment où le désir n'est pas réalisé, nous vivons une période de souffrance. Celle-ci peut se manifester peut se manifester de deux façons: physiquement ou moralement. Or, elle est surtout morale,mais peut atteindre la souffrance physique. Lorsque le désir n'est pas accompli, il peut apporter la frustration d'attendre, la peur d'être déçu, et peut, selon l'étendu du besoin, amener à des déprimes, ou encore à la tentative de suicide.

Si désirer ne mène qu'à la souffrance, il suffit alors de ne plus succomber à nos tentations. Or, le désir est l'essence même de l'homme.

Dans lediscours d'Aristophane, extrait d'un livre de Platon, Le Banquet, Platon nous dit qu'autrefois, la nature humaine était différente: l'homme et la femme étaient unis, et ne formaient qu'un. Leur force était immense et ils s'en prirent aux dieux. Zeus afin de les affaiblir, les coupa en deux. C'est à partir de cet instant que le désir entre les humains commença, où chaque morceau, regrettant sa moitié,tentait de s'unir à elle. Le désir provient donc, d'après Platon, de l'origine même de l'homme.
Dans Ethique, Spinoza affirme que " le désir est l'essence de l'homme", et qu'il est l'humanité même. Il dit que tout existant est un conatus, c'est-à-dire un effort pour persévérer dans l'être. Le conatus est le principe fondamental de chaque individu. Ce conatus peu aussi s'exprimer comme le désir,l'appétit ou encore la puissance d'exister. En général, nous pensons que le désir nait à partir du manque, or, chez Spinoza, c'est très différent: pour lui, le désir est premier, et est dans l'essence de l'homme.


Si l’homme ne peut se passer du désir, alors faut-il se comporter spécifiquement face au désir ? Peut-on contrôler ses désirs ?

Pour remédier à la démesure du désir, qui est àl’origine de souffrance, il faut apprendre à mesurer les désirs. Or, tous les désirs n’entrent pas dans la même catégorie. Epicure, dans Lettre à Ménécée, pense que parmi les désirs, certains sont fondés en nature, d’autres sont des désirs vains. Parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires pour le bonheur, alors que d’autres sont simplement utile pour le fait de vivre. Or, les désirs...
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